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L'Homme est pris dans une guerre qu'il ne peut voir, qu'il ne pourrait comprendre, et à laquelle il ne saurait prendre part.
 

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 Soliloque dialogué, ou comment nous en sommes arrivés là

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Ashael
L'ange créateur
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MessageSujet: Soliloque dialogué, ou comment nous en sommes arrivés là   Sam 8 Mai - 23:06

La Terre est jeune. Elle appartient à un univers immense, nébuleux et incroyablement fascinant de sorte qu’elle n’est plus qu’une poussière, un relief à peine perceptible dans tout cet espace. D’ailleurs, elle résulte d’un phénomène que les hommes nomment la nébuleuse solaire, mais ils ont tous ce besoin pressant et viscéral de qualifier tout ce qui est arrivé, tout ce qui est et tout ce qui sera. Les noms semblent les rassurer, les réconforter dans leur effroi perpétuel du mystère de la vie.

Je n’ai pas de nom. Je n’ai ni corps, ni sexe, ni existence véritable. Toutefois, certaines créatures d’un monde parallèle à la Terre m’ont baptisé Ashael, la reine de l’Humanité et des Anges. Dans leur étrange bonté, ils m’ont attribué un sexe qui n’est pas le mien, qui ne le sera jamais. J’ignore si je suis un homme ou une femme, ou bien les deux, ou aucun des deux. En fait, je suis la conception de l’univers, la progéniture d’une puissance inconnue, qui a créé la vie. Peut-être est-ce Dieu. Peut-être est-ce le néant. Peut-être n’est-ce rien.

La raison de ma création me demeure encore aujourd’hui une énigme. J’errais d’une dimension à une autre, observant les premiers brouillons de mon géniteur, testant les curieux pouvoirs qui m’ont été octroyés, cherchant en vain la source de cette force colossale qui semblait veiller sur l’ensemble de l’univers. Je l’ai trouvée. J’ai réalisé que ce Dieu, que cette puissance était omniprésente, tout comme moi. Ce Dieu, je l’ai affronté et je l’ai vaincu. Ces mots sont inexacts, mais les hommes n’ont pas encore inventé les ternes qui conviendraient à ce genre de situation car, en effet, comment expliquer que j’ai vaincu une pareille puissance, que l’univers est mort selon ma volonté et s’est remodelé d’après ce que j’étais. Peu importe, je n’ai pas tué ce Dieu, je l’ai aspiré. Il est en moi, son énergie est la mienne depuis, ainsi que sa force.

Que faire de tant de pouvoir? Que faire de ces mondes ternes et sans intérêt? J’ai décidé de poursuivre les œuvres de mon créateur et de les regarder évoluer. Évoluer est un mot erroné lorsque l’on fait référence à l’Humanité. Je me suis concentré sur la Terre. J’ai assisté à la naissance des premières espèces animales et végétales, à l’apparition et à l’évolution de l’homme jusqu’à ce que je conçoive moi-même mon propre enfant. Cette idée quelque peu absurde m’était venue en contemplant avec, je crois, une certaine fascination une femme donnait naissance à un petit être difforme. Seulement, mes méthodes étaient différentes. D’abord, j’ai expulsé la moitié de ma force hors de mon être et je lui ai insufflé la vie. Alors, l’air s’est mis à remuer, à danser avec une frénésie endiablée jusqu’au moment où tout est redevenu calme. Devant moi, une forme minuscule flottait. Une petite chose blanche au regard noir qui me fixait avec une absence particulière d’émotions.

La chose était laide et décevante. De plus, elle ne possédait aucun pouvoir, ce qui, je pense, m’a profondément contrarié. J’ai gardé mon fils le temps de procéder à quelques tests sur sa personne avant de le rejeter, de le condamner à errer sur Terre, à montrer à tous son visage horrible.

Les hommes aimaient s’imaginer que des Anges veillaient sur eux, que Dieu était au-dessus d’eux et qu’Il les protégeait. C’est peut-être par ennui et par désir de me divertir, mais j’ai créé les Anges. Contrairement à mon fils, je les ai conçus différemment. C’est une race que j’ai bâtie de toutes pièces, sans me défaire d’une partie de moi-même. Et le résultat fut satisfaisant, mais pas tout à fait. J’en avais douze. Douze Anges dotés d’une personnalité différente, d’aptitudes différentes, de faiblesses contraires. Tous étaient d’une beauté pure, tous jouissaient d’un talent pour tout ce qu’ils entreprenaient. Leur seul défaut : leur libre arbitre. J’ai dû les exterminer. Leur fierté, leur indépendance et leur caractère dominant me déplaisaient.

Étant Dieu, j’ai envoyé celui que les hommes nomment le Christ, le Sauveur, Jésus, sur terre. Les hommes aiment les prophètes en cachette, mais les exècrent en public. Néanmoins, ils ont besoin d’un tel personnage pour se donner de l’espoir. Jésus était une expérience, comme mon premier fils, qui a échoué. Ce Christ se fourvoyait, interprétait bien mal les messages que je lui transmettais. La crucifixion n’était pas ce que j’attendais de lui.

Je me dis que la naissance de cet homme est le déclenchement de la guerre entre mon peuple et celui des Démons, des Vampires. Je me souviens, alors que je me promenais sur terre avec le Christ, j’ai rencontré mon fils que les hommes avaient prénommé Raquel. Cet évènement est important, seulement les éléments essentiels m’échappent. Toutefois, il y a un lien capital entre cette rencontre avec Raquel et l’apparition de Zakaria, la première Vampire, le fruit d’une expérience qui n’est pas la mienne.

Celle-ci me vouait une haine démesurée alors que nous nous n’étions jamais rencontrés. Zakaria, la Mère des tous les Vampires, s’est mise à transformer un nombre incalculable d’humains en des créatures semblables à elle. Son but était de brandir fièrement ma tête au bout d’une pique. J’ai répondu à sa rage et à son cri de guerre par une armée d’Anges qui m’étaient totalement loyaux. Les combats étaient sanglants, et divertissants, je les regardais de ma dimension parallèle, ne participant que rarement à ces activités troublantes.

Les Anges et les Vampires se sont battus pendant 2 000 ans, encore aujourd’hui la haine est palpable. Les Vampires sont furieux, insatiables, ils réclament vengeance pour la mort de Zakaria, celle que j’ai éliminée il y a quelques années. Sa belle tête orne mes appartements, représente le plus beau trophée de guerre.

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Raquel
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MessageSujet: Re: Soliloque dialogué, ou comment nous en sommes arrivés là   Mar 11 Mai - 7:19

Sans moi, rien de tout cela.
Pas d'hybrides, pas de vampires, pas de guerre.
Devrais-je me sentir coupable ?
Peut-être, mais je ne regrette rien.
Après tout, personne ne connait l'histoire.
Un jour je paierai.
Mais pas maintenant.

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              Marilyn Manson - Better of two evils

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Ida de Barancy
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MessageSujet: Re: Soliloque dialogué, ou comment nous en sommes arrivés là   Mar 11 Mai - 7:43

Je n’étais pas prête à être reine. Zakaria m’avait choisie dès l’instant où elle m’avait redonné la vie. Je savais que ce jour viendrait. Mais pas si tôt. Ashael, ce monstre indigne, cette créature bouffonne imbue de sa personne… C’est lui qui nous l’a enlevée, cette reine, cette mère que tout le monde aimait, respectait. Sa présence nous tenait unis, tous. Mais elle n’est plus là et ce monstre inhumain nous rappelle sa victoire chaque jour par cet acte grossier. Partir avec la tête de notre reine, alors que c’est l’élément le plus important d’un corps. Il est parti avec l’esprit et l’âme de Zakaria, ne nous laissant pour nous recueillir qu’un corps sans tête dénué d’âme. Chaque visite au tombeau de notre reine nous rappelle l’échec cuisant de cette première grande défaite. Me rappelle que je n’ai pas pu la sauver.

Enfin voilà. Pas même cinq cent ans. J’en avais tout juste trois cent, à l’époque. C’est trop jeune pour une reine. Je sais que j’en ai l’étoffe. Zakaria n’aurait pas pu se méprendre sur mon compte. Seulement, sa mort est survenue trop tôt. Je me retrouve là, avec un peuple humilié et en colère sur les bras. Et tout le monde, quand je dis tout le monde, j’exagère à peine … Tout le monde est plus âgé que moi. C’est comme si je me retrouvais à devoir enseigner une notion quelconque à des élèves plus vieux que moi. Les vieux vampires sont froids, sûrs d’eux, convaincus que je ne suis là que pour peu de temps. Ils mettent mon pouvoir et ma force constamment à l’épreuve. Je crois que le pire affront qu’ils m’ont fait, c’est le conseil décisionnel. C’était il y a une soixantaine d’années. Ils se sont mis d’accord pour que je ne puisse pas prendre des décisions toute seule. Chaque fois que j’ai à décider quelque chose, je dois affronter cette épreuve. Douze vampires. Six vieilles peaux et six qui ont été mordus environ en même temps que moi. Je dois avoir la majorité auprès du conseil, sinon ça ne passe pas. C’est un enfer. Zakaria n’a jamais eu à subir cela. Elle disait quelque chose et c’était parole d’évangile pour nous.

Je subis tous les jours des reproches. Les vampires plus jeunes que moi m’admirent, certes. Ils aiment mes idées, ces idées révolutionnaires qui appartenaient à ce vampire étranger, ce petit Che Guevara aura marqué l’esprit de tout le monde. Assez pour qu’on lui tranche la tête et qu’on le brûle dans les souterrains après seulement quelques phrases de son discours utopique. Mais mis à part ces jeunes qui se font tenir en bride par des anciens, je n’ai l’appui de personne. On me reproche toujours quelque chose. Notamment mes rapports avec Raquel, l’ange aux ailes de suie. Mais qu’y puis-je s’il s’agit d’une mine d’informations sur les anges ? Certes, ses informations coûtent cher, mais elles sont précieuses. Quand ce ne sont pas mes relations qu’on me reproche, c’est ma propension à m’amuser. Je suis morte trop tôt. Humaine, je n’ai jamais pu m’amuser. Dès que je sors des catacombes, je revêts une personnalité insouciante et gaie. Cela ne plait pas, non plus. Je pourrais établir une liste longue comme mon bras de ce que les gens n’aiment pas à propos de mon règne.

J’aurai la peau d’Ashael. Je leur montrerai que je suis digne de mon trône. Et quand j’aurai terminé cette guerre, je me retirerai dignement.

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Sophie Durocher
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MessageSujet: Re: Soliloque dialogué, ou comment nous en sommes arrivés là   Mar 11 Mai - 7:48

Les dossiers s’empilent. Les heures supplémentaires s’accumulent tellement que je me demande quand j’aurai le temps de manger. Mais tout le monde est dans le même cas. Comment pourrais-je me plaindre ? Policiers, juges, ambulanciers, avocats … C’est la folie. On ne fait plus la transition entre le jour et la nuit.

Beaucoup croient que quelque chose de surnaturel se trame dans notre ville. C’est complètement absurde, leur rétorque toujours mon esprit rationnel. Le monde sombre dans la déchéance. Tout cela n’a rien de magique. C’est cette génération qui est trop insouciante et qui ne fait attention à rien.

Bon …. Encore une accusation de lien avec des hybrides. Je déteste ces dossiers, mais ils se comptent par centaines. C’est une véritable chasse aux sorcières. Les temps sont fous. Complètement fous !

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