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L'Homme est pris dans une guerre qu'il ne peut voir, qu'il ne pourrait comprendre, et à laquelle il ne saurait prendre part.
 

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 Seule face à Notre-Dame ...

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Cassandre

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MessageSujet: Seule face à Notre-Dame ...   Mar 8 Juin - 16:35

Qu'est-ce qui fait qu'un bâtiment, un monument, devienne aussi célèbre comme tout ceux de la ville des lumières ?

Cette question me traverse souvent l'esprit quand je flâne dans cette ville, observant ses amas de personnes, toutes avec l'appareil à l'œil, en short et casquette.
Tous ses touristes, qu'est ce qui les attirent autant devant ces entassements de pierres, qu'est-ce qui les poussent à faire des milliers de kilomètres, en avion, en bateau et même en train pour certains. Qu'est-ce qui les poussent ainsi à quitter leurs maisons pour venir ici, en terres étrangères, pour contempler ces tas de pierre empilés ? Il m'a fallu beaucoup de temps, de réflexion avant de comprendre ce qu'ils pouvaient bien trouver à ses monuments si froids. En fait, cette admiration ne vient pas de leurs tailles, de leurs états, de leurs beautés, de leurs décorations.
Non, ce qui fait toutes leurs attirances sont les légendes qui les entourent, leurs donnent un côté si mystérieux, si intéressant.
Ses histoires, pour la plupart sont souvent fausses d'ailleurs. Je le sais pour avoir chercher maintes et maintes fois leurs vraie signification. Le plus simple exemple, c'est Notre-Dame de Paris. Esméralda, Quasimodo, Frollo, Clopin, Phœbus, Fleur de Lys. En deux milles d'existence, jamais je n'ai rencontré quelqu'un qui les ai jamais vu. Le seul qui les vit bouger, ce fut ce cher Victor Hugo, il disait même que tous ses personnages s'animaient dans ses rêves, lui donnaient les idées pour écrire leur fin, comme s'il voulaient choisir leur destiné.
Certaines à la limites peuvent s'avérer vrai mais celles-ci ne sont pas connu des humains, de peur qu'il essayent de tout industrialiser, de tout construire à leurs images. Que ce passeraient-ils s'il trouvaient la véritable entrée de la Cité des Voleurs celle dont Victor Hugo n'a fait que s'inspirer pour la cachette d'Esméralda et Clopin justement ? Ils en feraient un endroit détestable, humain.

Fatigué, je m'adosse un grand arbre devant la cathédrale de Paris. Certes elle est magnifique de par sa construction et sa renommé de son histoire dépasse les frontières du pays. Elle arrive jusqu'en Chine et au Japon. C'est incroyable comme les mots portent les rêves les plus fous. Mes doigts arrachaient par moments quelques brins d'herbes frais et verts. Même la nature était devenue presque entièrement humanisé, contrôlée. Leur prédateurs ont été vaincu, plus rien ne les arrêtent, ils ont déjà conquis le monde entier. Mais si sur ce bâtiment, ils n'aiment que son histoire et ses dorures, que dire de ses gargouilles ? Qui sait encore que ses créatures étaient la reproductions de créatures invoqués par mégarde avant. Maintenant, plus personne ne s'intéresse à elles, certains ne les voient même plus.

Mais moi, je les aime beaucoup, surtout quand je rêve, comme aujourd'hui, à l'abri du soleil sous le feuillage de cet arbre magnifique. L'air est frais, le soleil passe en petits triangle entre les feuilles, le vent formé par de fines brises relèvent doucement mes cheveux. Ici je me sens bien. Personne pour me déranger pendant mes rêves. Ashael me tuerait encore s'il savait que j'étais encore sorti sans surveillance, sans personne pour me défendre. Mais l'envie de liberté est plus forte que tout en moi. Par réflexe, mes doigts se posent sur mon arme, dont la garde dépasse un peu de ma nuque, caché par mes long cheveux noirs. Une dague offerte par mon père, qui est installé dans un fourreau, dans mon dos. Personne ne pourrait devenir son emplacement. Et encore, mon esprit vagabonde autour de moi, observant les gens présents, cherchant quelqu'un d'éclairé, de pur. Personne. Non, personne de pur, mais une présence explose soudain en elle. Quelqu'un, une personne qui possédait une force surhumaine est ici, si proche.

J'aurais du chercher avant, cette pensé me serre le cœur. Maintenant il est trop tard.

Le soleil éclaire doucement mon visage mais la personne était tout proche. À peine à quelques dizaines de mètres. Qui est-ce ? J'observe doucement autour de moi. Rien, il doit se fondre à la foule. Mais qui ?

- Si vous m'entendez, dis-je d'un ton calme, montrez vous au lieu de vous cacher parmi les mortels.

Aucun humain ne peut m'entendre d'ici, seule la personne à qui ce message est destiné peut le percevoir. Ma main agrippe le pommeau de sa dague. Si un ennemi se présente, j'aurais à m'en servir.

- Qui êtes-vous ? Je répète, plus fort. Montrez vous !
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Raquel
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MessageSujet: Re: Seule face à Notre-Dame ...   Mer 23 Juin - 11:30

    [Au moment où j’ai commence à écrire, il était onze heures onze minutes; j’ai fait un vœu.]

    Notre-Dame est un lieu sublime pour les mortels. Moi je trouve ce bâtiment dépassé et désuet à côté des riches demeures que j’ai fréquentées. Mais je ne ressens pour cela aucune fierté. J’ai habité autant de palais que de cabanes et je n’éprouve pratiquement aucun attachement à l’aspect matériel de cette vie. Notre-Dame n’est qu’un amas de pierres sans intérêt auquel les hommes ont donné une signification beaucoup trop grandiose. L’architecture en est effectivement magnifique. Mais c’est loin d’être la plus belle œuvre de l’homme. À vrai dire, j’en ai tant vu en 8000 ans qu’il me serait difficile de dire ce qui est le plus beau, le plus grandiose. Si un mortel se trouvait devant le royaume d’Ashael, il aurait sans doute la bêtise de dire qu’il s’agit là de la plus grande merveille du monde. Mais les hommes sont aveugles. Mais le lieu qui revêt le plus de charme pour moi, présentement, c’est l’île de Pâques, avec ses statues immenses. Elles étaient là avant que je n’arrive et je ne me suis toujours pas expliqué leur présence. C’est un mystère pour moi. J’aime ce que je ne comprends pas, ce qui m’échappe. Mais j’apprécie ces choses avec modérations. Je ne suis pas impressionnable pour autant. J’ai trop vu de choses laides pour me faire des illusions sur la beauté et la magnificence de ce monde grotesque. J’aime les hommes, il ne faut pas croire le contraire. Je les trouve charmants, à se démener ainsi dans une vie qui leur échappe totalement. Ils créent sans cesse des gadgets pour tout contrôler mais leur vie leur glisse de plus en plus entre les doigts, comme le sable fin d’une plage du sud, ou les cendres écrasées et sèches d’un volcan qui a craché sa colère. Et pourtant, l’homme, dans toute sa faiblesse, triomphera un jour. J’en suis persuadé. Ils sont trop nombreux et trop importants pour ne pas emporter au moins une bataille dans cette guerre absurde qui ne les concerne pas. Qui concerne donc cette guerre ? Deux personnes. Deux uniques personnes qui en ont entraîné des milliers à leur suite, bien malgré eux. Je crois que c’est ce que les humains appelleraient de l’humour de situation. Je crois que si j’avais la moindre parcelle d’humour, je trouverais cela amusant. Mais ce n’est pas le cas, assurément, alors je me contente de fixer Notre-Dame et de penser à la bêtise de l’homme, à la bêtise des vampires et bien entendu – comment passer à côté – de la bêtise des anges. Ceci dit … quelque chose, un arôme insidieux se glisse dans mon système olfactif. Je déteste cette odeur plus que tout au monde. Les anges, selon ma perception, ont une odeur acidulée. Mais ce n’est pas un acidulé fruité comme celui du citron. C’est autre chose. Quelque chose de doux mais de tellement, tellement agressant … Je tourne la tête. Je ne suis pas en vue, d’où je me trouve, un peu à l’écart sous le couvert des arbres. Je n’aime pas me mêler à cette foule. Enfin, pas en ce jour. Tout dépend de mon humeur, j’imagine. Nathanial ou Fran diraient sûrement que je ne possède pas plus d’une humeur, de toute façon et qu’elle est sans variation. Mais ces deux bouffons ne sont pas là, fort heureusement. Je renifle encore un peu et je finis par localiser la créature, elle aussi postée devant Notre-Dame.

    - Si vous m'entendez, montrez vous au lieu de vous cacher parmi les mortels. Qui êtes-vous ? Montrez vous !

    Je me suis approché d’elle aussi insidieusement que son parfum s’est fait un chemin jusqu’à mon nez. Ma main se pose délicatement sur sa main, qui elle s’est déjà posée sur le pommeau d’une dague. Je suis tout près d’elle. Si je me penchais, je pourrais appuyer ma tête sur son épaule. Mais pourquoi Diable aurais-je envie de faire une telle chose ? Je grimace.

    -Là, là. Je ne me cache pas. Vous devriez apprendre à voir, plutôt qu’à regarder simplement.

    Je ne connais pas cette femelle. Elle porte l’odeur d’Ashael, très faiblement, sur elle. Elle doit être importante.

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Cassandre

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MessageSujet: Re: Seule face à Notre-Dame ...   Mar 6 Juil - 4:19

Ma panique commence à grandir tandis que mon regard passe sur chaque personne présente sur le parvis de Notre-Dame. La puissance est là, toute proche. Je le sens, sans réellement savoir qui est-ce, ou ce qu'il est. Pourtant elle est rapproche, répondant surement à mon appel mais ne se montre pas directement pour autant. Mon cœur bat dans ma poitrine, je n'en ai pas tellement l'habitude, ça me fait presque mal. Il est proche, il est proche.

Son aura, son énergie, je ne la sens que trop bien. Même maintenant, je n'arrive pas à comprendre ce qu'il est. Ce n'est pas un vampire, il n'a pas la même senteur de mort qui plane autour de lui, elle est plus... cruelle. Elle n'est pas non comme celle des hybrides, celle n'est pas la même senteur animale et parfois répugnante. Non, ni un hybride, ni un vampire, ce ne peut être un ange aussi. Mais alors, quoi en fait ?

Mes doigts sont crispés sur la garde du poignard. Je le sens, je le connais, enfin je crois. Je l'ai déjà rencontrer, quelques part. Mes yeux ont parcourut toute la place devant la cathédrale, sans rien trouver de suspect. Personne, à part des touriste et des personnes habitant la ville.
Quelque chose frôle ma main, comme un courant d'air froid, même glaciale. Mon regard se pose dessus, apeuré. Une longue main blanc aux doigts presque squelettiques. On aurait dit une main de mort. Un souffle passe sur ma nuque, comme un soupir. Je suis pétrifié, tant que je ne bouge pas d'un millimètre. Une voix grave et surtout terrifiante me murmure presque à l'oreille

- Là, là. Je ne me cache pas. Vous devriez apprendre à voir, plutôt qu'à regarder simplement.

Cette voix, ce murmure, je le connais. Mon visage se tourne vers cette personne. Un visage creusé, la peau presque blanche, des cheveux noir pareil à des plumes de corbeau, des yeux modifiés par des lentilles de contact qui lui donne une allure à la Marilyn Manson. Mon cœur s'arrête, Raquel …
Je me suis repoussé violemment de lui, tellement fort que mon poignard tomba à ses pieds et que je chuta un peu plus loin. Je suis maintenant désarmé, en position de faiblesse, complètement paniqué. Ma bouche s'ouvre et se ferme comme celle d'un poisson rouge hors de l'eau. Raquel, le pire ennemi de mon père, celui dont j'ai annoncé la venue à Ashael. Mes bras tremblent tellement que je me retrouve sur les coude, le cœur sans défense face à cet immense homme en noir, plus fin qu'un bâton.
Je savais qu'il était à Paris mais jamais je n'aurais pu savoir qu'il se trouve, pas si précisément. Et maintenant, je suis seule, sans aide, personne ne peut intervenir, car personne ne savait où je me suis encore enfui. À chaque fois je cherche des endroits où je pense qu'on ne me trouvera pas avant mon retour. Et cette je suis sûre que j'ai réussi.

- Raquel...

Mes lèvres tremblent tant que j'arrive à peine à murmurer. Je penche un instant la tête, avant de reprendre, un peu plus en confiance.

- Que me veux-tu, Raquel ?

Son nom sonne presque comme une insulte dans ma bouche. Mais c'est ma nature, je suis un ange, et lui est un renégat. Même si ma peur est grande, je dois me montrer courageuse. Je ne sais pas me battre, et ma seule arme à aux mains de mon ennemi mais je ne peux pas m'enfuir comme une lâche.
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Raquel
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MessageSujet: Re: Seule face à Notre-Dame ...   Ven 23 Juil - 18:05

    Je vois à son regard qu’elle me reconnaît. Mon visage reste de marbre mais je ne peux m’empêcher de me demander d’où elle peut me connaître. Peut-être fait-elle erreur. Mon visage, si peu commun, peut tout de même facilement être confondu avec n’importe quelle personnalité un peu troublée qu’on aurait rencontrée ou même croisée dans la rue. Je connais une multitude de gens. Et je n’oublie jamais un visage, même ceux que je n’ai fait qu’apercevoir au fond d’un bar derrière un écran de fumée opaque. Décidément, je n’ai jamais rencontré cette jeune femme. Il n’y a pas que son visage. Il y a aussi sa voix, son essence même que je ne reconnais pas. Je n’ai pas l’odorat aussi développé qu’un vampire ou qu’un chien. Quand je parle de sentir l’essence de quelqu’un, c’est autre chose. Ça n’est pas lié à l’odorat, même si on utilise des mots qui s’y rapportent. Le mot « sentir » est porteur de tant de nuances… Je plains Ashael, loin de toute la richesse qu’a à offrir l’humanité. Enfin, je le plains pour la forme. Il peut bien crever sur son nuage; ça lui apprendra à ne s’intéresser à rien qui ne proviennent pas de lui.

    - Que me veux-tu, Raquel ?


    À mes pieds, elle n’est rien d’autre qu’une petite chose sans défense et pitoyable. On ne croirait jamais avoir affaire à un ange. Probablement que cette femme n’a pas été mise souvent dans des situations où elle était seule face au danger. Précieuse. Gardée. Importante aux yeux d’Ashael, sans doute. Je m’approche à pas lents. Sur la route, tout près, les gens continuent de se déplacer et de regarder en direction de l’église sans nous offrir la moindre attention. Tant mieux. Une discussion entre deux créatures de notre rang saura se passer de témoins. Je m’arrête, me penche et ramasse sa dague tombée au sol. Je la fais habilement et discrètement monter dans ma manche.

    -Vous savez, qu’en tant que citoyenne … puis-je vraiment employer ce terme en parlant de vous ? Je ne crois pas … Vous savez qu’en tant qu’invitée dans cette ville … Invitée ? Je doute que qui que ce soit vous aie même invitée à poser le pied sur la surface de cette sphère qu’on appelle la terre. Enfin … en tant que visiteuse sur le territoire parisien, une loi quelconque – ça n’a réellement aucune importance de connaître son numéro – vous interdit de porter une arme sur vous, à moins que celle-ci soit emballée et donc loin d’être prête à l’emploi. Si vous étiez une artiste ambulante et avaleuse de couteau de surcroît, ça serait peut-être différent.


    Je fais quelques pas de plus et m’accroupis devant elle. Un sourire étire mes lèvres mais je ne suis pas aussi amusé que mon ton et mon visage pourraient le laisser croire.

    -Mais de vous à moi, très chère, je doute que vous avaliez des couteaux pour gagner votre pain quotidien, dis-je sur le ton de la confidence. Suis-je dans le vrai ?

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MessageSujet: Re: Seule face à Notre-Dame ...   Mer 4 Aoû - 17:24

Il semble si immense face à moi. Je me sens presque aussi vulnérable qu'un enfant. Debout devant moi, Raquel m'observe, paraît presque m'examiner. Un peu d'étonnement, c'est ce que je lis sur son visage, en fait je crois. Il me fixait, comme perdu dans ses pensés. Cherchait-il à mettre un nom sur mon visage. Il ne pourra pas, pour la simple et bonne raison qu'on ne s'est jamais rencontrés. Enfin, moi je l'ai déjà vu mais lui jamais.

Ça doit être pour ça qu'il ne bouge pas dans les premiers instant avant qu'il ne s'avance de quelques pas et qu'il se penche. Son corps se plie en deux avec une telle souplesse que j'en serai presque impressionné. Moi j'aurais pensé qu'il serait aussi raide qu'un balais. Et ce que je crains arrive. Il s'empare de ma dague.
Et maintenant, qu'est ce qu'il va faire ? M'embrocher, me saigner, tenter de me trancher les ailes. Mon souffle s'arrête dans l'instant où ma dague, celle que mon père m'a offerte, se trouve dans les mains de mon ennemi. Ce qui devait me protéger va me tuer, quelle belle ironie du sort.
Mon cœur se remis à battre lorsque Raquel, par une espèce de tour de passe-passe étrange, fait entrer mon arme dans sa manche. Le tour, ce qu'elle disparaît dans son costume. J'aurais presque pu penser qu'il était un magicien des rues s'il avait fait un grand mouvement avec ses mains et s'il avait sourit. Non, je pense que son sourire m'aurai fait plus peur qu'autre chose.

-Vous savez, qu’en tant que citoyenne … puis-je vraiment employer ce terme en parlant de vous ? Je ne crois pas … Vous savez qu’en tant qu’invitée dans cette ville … Invitée ? Je doute que qui que ce soit vous aie même invitée à poser le pied sur la surface de cette sphère qu’on appelle la terre. Enfin … en tant que visiteuse sur le territoire parisien, une loi quelconque – ça n’a réellement aucune importance de connaître son numéro – vous interdit de porter une arme sur vous, à moins que celle-ci soit emballée et donc loin d’être prête à l’emploi. Si vous étiez une artiste ambulante et avaleuse de couteau de surcroît, ça serait peut-être différent. 

Il approche encore, il enjambe les dernier pas qui nous séparent l'un de l'autre. Dans ce même temps je me mets à genoux, voulant me relever. Mais je n'en ai pas le temps. Il s'accroupit devant moi, sa posture le fait presque ressembler à un corbeau en costume. Là, les certitudes que j'avais quelques secondes plus tôt, à propos du sourire de Raquel, se confirment. Ses lèvres s'étirent, dessinant un léger arc de cercle inquiétant sur son visage.
J'espère que c'est pas avec ça là qu'il utilise pour charmer les humaines ou les autres créatures, parce que sinon il est fichu. Je sais c'est idiot de penser ça, là maintenant mais je ne sais pas pourquoi c'est la première chose qui me vint à l'esprit. D'ailleurs, à part le sourire sur son visage, rien n'exprime une quelconque joie, ou une autre émotion, tout est neutre. Jusqu'à ses yeux qui n'arrêtent pas de m'examiner

- Mais de vous à moi, très chère, je doute que vous avaliez des couteaux pour gagner votre pain quotidien, me glisse-t-il à l'oreille. Suis-je dans le vrai ? 

- Exact, Raquel.

Je prend une grande inspiration pour ne pas me mettre à trembler. Je ne veux pas lui montrer ma peur, bien qu'elle me ronge toute entière. Avec d'innombrables frissons, je tend ma main vers lui, essayant dans un même temps d'avoir un regard assez menaçant. Mais je ne crains qu'il ne soit guère convaincant.

- Mais ses lois n'ont guère d'importance pour moi car les seuls qui passent sous ma lame ne devraient pas exister dans le monde des Hommes. Ceux qui se mêlent à eux sans qu'ils s'en aperçoivent. Les Vampires, les Hybrides …

Mes paroles ne doivent pas le convaincre d'avantage. Comment pourrais t'on croire que moi, la petite oracle cadenassée et bouclée d'Ashael pourrait avoir tué ne serait qu'une mouche ? bon j'ai du écraser un moustique une fois mais cela je le crains n'effrayeras pas mon … non, je ne peux pas encore parlé d'un agresseur mais je sens que ça ne va pas tarder. Mon père m'avais parlé de Raquel, m'avais dit ce que je devais savoir sur lui. Il m'avais parlé de ses pouvoirs mais je n'arrivais pas à me souvenir de ce dont était capable cet ange noir. Pourvu qu'il ne lise pas dans les pensées.

- Je pense que vous aussi n'est qu'un visiteur dans la Ville des Lumière. Personne ne doit vous y avoir invité aussi. Et je pense d'ailleurs que vous avez surement mieux à faire. En quoi une ange sans arme pourrait donc vous intéresser ?

Là, il faudrait vraiment que je me taise avant qu'il ne décide de s'occuper de moi. Et essayer de me sortir de ce guêpier. Au lieu d'en ajouter, je me dresse sur mes jambes, tourne, tente de m'élancer. Et avant d'avoir un pas, je me prend l'arbre sur lequel j'étais adossé quelques secondes avant. Mon front et mon nez me font presque mal.

- Merdouille ...

Ça, c'est mon insulte à moi, j'ai jamais compris pourquoi je l'utilisais mais c'est comme une habitude. Je pose mes mains dessus, voulant vérifier si mon nez est cassé ou non. Ça va, quelques gouttes de sang pourtant s'y déposent. Merde, j'ai l'air de quoi, d'une triple idiote. Il doit surement se demander s'il a bien affaire à un ange.
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Raquel
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MessageSujet: Re: Seule face à Notre-Dame ...   Jeu 19 Aoû - 12:26

    - Exact, Raquel.

    Sa voix me déplait. Même agenouillée sur le sol, elle parvient à être aussi hautaine et à m’inspirer autant de mépris qu’Ashael. Ma théorie tient debout; elle doit passer beaucoup de temps auprès elle. Une privilégie, donc. Ou un général. Mais elle n’a pas l’étoffe d’un général. J’en ai rencontré plusieurs. Que des hommes, d’abord. Je me demande pourquoi. Tout le monde sait qu’au niveau stratégique, les femmes sont cent fois plus fourbes que les hommes. Moi je le sais. Les femmes sont pires que les anges. Elle tend la main vers moi. Que veut-elle ? Son jouet ? Probablement. Certainement pas de l’aide pour se relever. Elle n’en aura pas. Et elle doit le savoir.

    - Mais ses lois n'ont guère d'importance pour moi car les seuls qui passent sous ma lame ne devraient pas exister dans le monde des Hommes. Ceux qui se mêlent à eux sans qu'ils s'en aperçoivent. Les Vampires, les Hybrides …

    -Ont mille fois plus de raisons d’exister que vous et moi, dis-je, l’interrompant sèchement.

    Je grince des dents. Il y a une chaîne, un équilibre à respecter. Les hybrides en font partie, de la même façon que les handicapés sont tout de même des humains. Les vampires sont un prédateur, au sommet de la chaîne alimentaire, mais sont pour moi toujours humains. Les anges sont complètement en dehors de cet équilibre et tente de le contrôler, de lui trouver tous les défauts possibles. Ils veulent tout contrôler. Ile veulent ? Non. Ashael le veut et ainsi, les autres se contentent de suivre le mode de pensée qui leur a été implanté pendant leur création, étape visiblement bâclée dans mon cas, alors qu’Ashael était encore inexpérimenté.

    - Je pense que vous aussi n'est qu'un visiteur dans la Ville des Lumière. Personne ne doit vous y avoir invité aussi. Et je pense d'ailleurs que vous avez surement mieux à faire. En quoi une ange sans arme pourrait donc vous intéresser ?

    Mes sourcils se froncent. Pour qui ou pour quoi se prend cette ange ? Elle sait qui je suis. Elle connait mon nom. Elle semble me connaître, moi. Elle prétend me connaître. Affirmer que je n’ai rien à faire ici … Je répare, ma chérie. Je protège ce que vous tentez de détruire. Je m’interpose entre le monde et la folie d’Ashael. Certes, mes motifs ne sont peut-être pas aussi nobles. Je m’interpose par principe, parce que rien de ce que veut la grande matrone ne devrait réussir. Je me suis juré que j’obtiendrais un jour ma vengeance sur elle et si pour cela je dois protéger les êtres qui peuplent cette planète, je le ferai. Les vampires … les enfants de ma fille. Comment pourrais-je accepter qu’ils s’éteignent ? Et les hybrides, dont le malheur est en parti causé par moi … Pourrais-je les abandonner aux mains des anges ? Non. Je la regarde se relever, muet. Furieux ? Non. Qu’elle soit importante pour Ashael, bien. Pour moi, elle n’est absolument rien de plus qu’un poulet à plumer, aujourd’hui ou demain. Je bloque un peu son mouvement avec les extensions de mes doigts, doucement, légèrement, pour qu’elle ne s’en aperçoive pas et que ses gestes aient simplement l’air d’une maladresse naturelle. Au lieu d’obliquer simplement pour partir, elle tourne à 180 degrés et s’élance en plein dans un tronc d’arbre.

    Elle saigne. Deux infimes petites goutes carmin. Nous ne saignons jamais beaucoup, car notre sang circule très peu et est très épais, puisque notre cœur ne pompe pas, prend la poussière dans notre poitrine. Il faut une émotion très forte pour que le cœur d’un ange se mette à battre. C’est ma découverte personnelle et les anges n’ont pas encore saisi le phénomène. Ils ne connaissent pas les émotions comme les connaissent les hommes. Les seuls anges dont j’ai vu le cœur s’animer étaient ceux qui mourraient entre mes mains. La peur le fait vivre. De plus, ce battement dans leur poitrine les pétrifie et ils se laissent arracher les ailes facilement. Mais ils ne connaissent pas la vraie peur. C’est pour cela qu’elle se manifeste uniquement au moment où ils comprennent que quelques instants plus tard, ils seront plongés dans la mort, dans l’inconnu. Je m’approche d’elle.

    -Je n’ai peut-être pas été invité, il y a 8000 ans, à venir ici. Mais j’y ai été forcé par votre mère, qui ne souhaitait rien de moins que ma mort. Pourtant, les hommes que j’ai rencontrés à cette époque ont fait de moi l’un des leurs. Je crois que je mérite bien ma place ici. Beaucoup plus que vous.

    Pour ce qui est de Paris, j’ai rencontré un riche propriétaire de musée il y a quelques mois qui m’a demandé s’il pouvait organiser une exposition de mes œuvres et des objets antiques tirés de la collection de la famille de Brackenheim. J’ai dit oui. J’avais à revenir à Paris de toute façon. Mais l’idée n’est pas là; je crois que c’est ce que l’on peut appeler une invitation explicite. Je fronce les sourcils. Je ne sais toujours pas qui elle est et d’où elle sort et cela me déplait toujours autant. Normalement je me fiche bien des gens que je rencontre et de ce qu’ils font. Mais on parle ici d’une éventuelle protégée d’Ashael. Les mises sont plus élevées. Je lui attrape le menton, la force à me regarder et donc à détourner le regard des petites gouttelettes de sang toujours sur ses doigts. Ses yeux sont grands. Je pince les lèvres.

    -Comment vous appelle-t-on, là-haut, très chère ? Dans le petit monde aseptisé de votre belle et bonne Ashael ?

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MessageSujet: Re: Seule face à Notre-Dame ...   Ven 20 Aoû - 13:03

Tandis que je tiens mon nez encore trop douloureux à mon goût, je pense aux réponses que Raquel m'a donné.
D'abord, je pense que, malgré le fait que je mens très mal, il m'as cru quand j'ai prétendu avoir tué des non-humains. Et ça l'a visiblement bien énervé. Deuxième point, il grince des dents et fronce les sourcils. Soit il cogite sur un autre sujet, soit il ne sait pas encore ce qu'il va faire de moi. Et du coup, ça commence à me faire peur.
D'ailleurs je me retourne, histoire de l'avoir en vue, il a l'air en colère, enfin je pense. En fait je remarque qu'il s'est déjà rapproché de moi. Je veux me recule mais mon dos rencontre le tronc.

Toi, c'est décidé, je m'allonge plus jamais sous ton feuillage, pense-je.

Genre, j'ai que ça à pense, alors qu'il a tout en main, ou plutôt dans la manche pour me réduire en miette. Le fils de mes pensées est coupé lorsqu'il prend la parole.

-Je n’ai peut-être pas été invité, il y a 8000 ans, à venir ici. Mais j’y ai été forcé par votre mère, qui ne souhaitait rien de moins que ma mort. Pourtant, les hommes que j’ai rencontrés à cette époque ont fait de moi l’un des leurs. Je crois que je mérite bien ma place ici. Beaucoup plus que vous.

Bon d'accord, il marque un point, mais bon, je fais rien de mal, je cherche juste à être seule. Mais là je pense que ma sortie a plutôt mal tournée. En fait, maintenant qu'il est à genoux devant moi, à froncer à nouveau les sourcils comme tout à l'heure, je doute que la suite soit réjouissante.
Sans prévenir, il me pris mon menton dans sa main squelettique et le relève jusqu'à son visage, pour que nos yeux se croisent. Un frison parcoure ma colonne vertébrale. Mine de rien, je pense commencer à développer les mêmes sentiments que les humains, je commence à comprendre ce qu'est la peur, et cela m'effraye encore plus. Et je ne sais pas si je dois me défendre ou rien faire. Deux vieux proverbes me viennent à l'esprit. L'un dit « qui ne tente rien n'a rien ». L'autre dit « Prudence est mère de sureté ». Sur le coup, je les trouve tout les deux aussi imbéciles l'un que l'autre. Et moi, je reste pétrifié, les yeux ouvert, j'ai peur.

-Comment vous appelle-t-on, très chère ? Dans le petit monde aseptisé de votre belle et bonne Ashael ?

Ah … parce que maintenant c'est « très chère » ? Bon bien sur, je ne fais pas le commentaire, j'ai pas envi qu'il décide d'en finir avec moi. J'ai déjà marqué assez de mauvais points. Essayons de pas aggraver la chose. Et puis, il me l'a demandé poliment.

-Je me nomme Cass...

Aussitôt je me reprend, Ashael m'a trop souvent dit que son oracle personnelle ne pouvait pas se trouver en danger, qu'il fallait sans cesse faire attention. Dire mon vrai nom est surement une erreur, tant pis je me lance.

-Cassidy.

Mais que je mens mal ! Si ce coup ci il me crois, comme tout à l'heure avec le coup du poignard, Raquel sera pour moi le plus imbéciles des ennemis. Mais je le sens, cette fois-ci il ne sera pas dupe. D'ailleurs il y a un truc dont je viens de me rendre compte. Moi aussi je dois ressembler plus aux humains. Je ressens un peu leurs émotions. Enfin, je ne sais pas vraiment puisque je n'ai pas d'outil de comparaison. Juste certains autres anges qui me paraissent si froids. Et maintenant, que va-t-il me faire, ses yeux qui me semblaient si cruels plantés dans les miens ?
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Raquel
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MessageSujet: Re: Seule face à Notre-Dame ...   Mer 8 Sep - 19:43

    Je ne veux pas que cette rencontre s’éternise. En règle générale, j’évite mes « semblables » comme la peste. Moins je passe de temps auprès d’eux et mieux je me porte. Il faut dire que pour eux, ma tête est mise à prix. Ce n’est pas que je les craigne, loin de là. Mais je préfère me frotter à eux quand j’ai quelqu’un pour surveiller mon centre vital, c'est-à-dire mon dos, c'est-à-dire Nathanial. Il accomplit cette tâche magnifiquement, même si j’ai plus souvent frôlé la mort à cause de lui que par le bon vouloir d’un ange. Il manie très bien ses instruments, je ne peux pas dire le contraire. Ce que je peux affirmer toutefois, c’est que je ne suis pas mécontent qu’il ait remplacé ses sabres aux lames acérées par des armes à feu. Moins risqué pour mes ailes. Dans le pire des cas – vraiment le pire – je perds quelques plumes. Je prie le ciel – s’il en existe un autre que celui qui pend au-dessus de nos têtes et nous empeste de sa pourriture – pour que les armes blanches ne reviennent jamais à la mode de mon vivant.

    -Je me nomme Cass...Cassidy.

    Une hésitation. J’hausse un nouveau sourcil. Un ange n’accorde pas d’importance à son nom. Un ensemble de syllabes aléatoires qu’Ashael pourrait tout aussi bien piger dans un sac et assembler au gré du hasard. Moi, étranger parmi les miens, j’ai choisi moi-même mon nom. C’est un assemblage de syllabes tout aussi aléatoire que doit l’être Cass-quelque chose pour Ashael. Mais c’Est mon assemblage aléatoire et pas le Sien. Ce qui fait déjà une énorme différence, mine de rien.

    « Cassidy » accorde toutefois une importance à son nom car elle a jugé bon de me le cacher, au dernier moment. Et puis Cassidy … C’est beaucoup trop moderne, pas assez Baroque pour cette chère garce d’Ashael. Elle trouverait même cela hideux, comme nom. C’est aussi mon cas, je dois l’admettre. Cette pensée, que j’aie probablement une préférence en commun avec ma créatrice, me soulève le cœur. J’émets un grommellement rauque et détourne le regard des yeux de cette petite, laisse glisser mes doigts pour les éloigner de sa peau trop parfaite, trop lisse, trop blanche, trop pure. Fade. Comme tout ce qui vient de là-haut. Sans saveur. Morte. Elle me dégoûte encore plus, tout à coup. Je ne sais pas pourquoi elle me ment. En fait, si. Elle ne veut pas que je sache qui elle est. Mieux que cela. Ashael ne veut pas que je sache. Serait-elle à ce point précieuse ? Je la regarde à nouveau. Elle possède tout ce qu’Ashael, physiquement, apprécie chez ses « enfants ». Elle a l’air d’un automate, comme tous les autres de sa race. Cela devrait attiser ma curiosité, et pourtant ça n’est pas le cas. Cette maudite mère de tous les anges a tellement de projets en même temps sur son échiquier de malheur qu’il est étourdissant d’essayer de tous les comprendre. Mais cette femme ne devrait pas se trouver ici. Ni se trouver avec moi. Je ne chercherai pas, maintenant, à savoir qui elle est. Toutefois, je ne manquerai pas d’en glisser un mot à Nathanial. Il a des contacts, chez ces emplumés. Je hais ces contacts et je refuse de traiter avec eux. Mais lui, il juge ces contacts essentiels. Soit. Je lui dirai de se renseigner sur cette demoiselle. Cass …

    -Vous devriez retourner dans votre cage dorée.

    Je joue avec son insignifiant petit poignard, l’ayant fait reparaître dans ma main. Je ne la tue pas. J’aime observer un peu les pions d’Ashael avant de les éliminer de l’échiquier. Je n’en connais pas encore assez sur elle pour me réjouir de sa mort. Je stoppe mon mouvement, fait à nouveau remonter le poignard dans ma manche.

    -Vous n’êtes pas la bienvenue sur cette Terre. Ça vaut pour tous les vôtres.

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              « I won't look prettier if I smile for the picture Motherfuckers never liked me then and they Sure won't like me now Don't try to drag me down with your cliché Your fake grin fits your faker face But I find all my pleasure in your misery Yeah I'll step on you on my way up I'll step on you on my way down »
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MessageSujet: Re: Seule face à Notre-Dame ...   Mer 29 Sep - 12:20

Un sourcil se relève sur son visage. Je suis démasqué. Alors, sois il me connais mais ça j'en doute, soit il a compris que ce n'était pas mon nom. Je me colle plus encore contre l'arbre, essayant d'être hors de sa portée. Je ne sais pas ce que je ressens, encore plus de peur, peut-être bien mais j'espère que non. Ses doigts, ceux qui me tenaient le visage, commence à glisser, peu à peu, à ne plus me toucher. Ma « peur » commence à descendre. Donc, je vais peut-être pas mourir sous cet arbre, de la main de celui que je voulais au début juste trouver. Et bien, au moins, je l'ai trouvé, même si c'est pas exactement ainsi que je voyais notre première rencontre.

-Vous devriez retourner dans votre cage dorée.

Première bonne nouvelle, je vais vivre. Ma respiration se fait déjà plus calme, plus normal. Mon poignard apparaît, dans ses mains osseuse et si longues. Ça m'énerve un peu, un des cadeaux de ma mère, prisonnier à jamais de Raquel. Ma bouche se tords un peu, en une moue enfantine. Et il s'amuse ainsi devant moi, à le faire tourner comme un jouet. Au lieu d'être en colère, je décide d'en profiter pour m'échapper, d'une certaines manière. Je tourne sur moi-même, m'éloignant ainsi de l'arbre. Enfin, je n'ai plus de barrière derrière moi. Au moins, je me sens un peu sécurisé. Après tout ça, au moins, j'espère que mes visions seront plus précise. Ashael va surement éclaté de colère quand il saura cette histoire. Et je ne pourrais pas lui cacher très longtemps de toute façon. Surtout si … et oui, j'aurais pas mon poignard. À peine me suis-je relever qu'il le fais remonter dans sa manche. J'aurais put partir maintenant, courir à toute jambes vers Notre-Dame pour m'y cacher. Mais je veux rester ici, Raquel me fascine autant qu'il m'effraie. Ma mère avait raison, il est presque humain. Toutes ses mimiques, ses expressions, s'en est totalement captivant de l'observer. Si proche de moi et pourtant si éloigné, par tant de chose. Un mot me vient à l'esprit, même s'il n'est pas, mais alors pas du tout adapté à la situation : « Frère »

-Vous n’êtes pas la bienvenue sur cette Terre. Ça vaut pour tous les vôtres.

Et maintenant, qu'est ce que je peux dire encore ? Un truc idiot …

-Pourrais-je revoir un jour mon poignard ?

C'est à peine si je l'invite pas à m'embrocher. Bon, c'est pas ça que traduit mon message. Je voudrai vraiment récupérer l'arme qu'Ashael m'a donnée mais j'ai bien peur que jamais, jamais il ne me la rende. À quoi sert d'avoir une arme si c'est pour la donner, oui parce que je l'ai quasiment donné à mon ennemi.
Sans le vouloir, je sens que mes pieds commencent à reculer. J'ai peur, d'une manière ou d'une autre, mon corps y réagit mais pas de la manière que je voudrai.





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Raquel
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MessageSujet: Re: Seule face à Notre-Dame ...   Mar 12 Oct - 15:32

    Elle s’est dégagée de l’espace restreint qu’il y avait entre moi et cet arbre. Je ne fais aucun geste pour l’en empêcher. Après tout, je désire son départ. Elle empeste les miens. Elle empeste Ashael. Et ce couteau aussi qui, bien caché dans ma manche à nouveau, me fait l’impression de me brûler la chair.

    -Pourrais-je revoir un jour mon poignard ?


    Je lève les yeux vers elle. Une barre se forme sur mon front. Je ne suis pas soucieux, je suis embêté de la bêtise de cet ange. Elle sait qui je suis. Elle sait forcément de quoi je suis capable. Je lui dis de s’en aller, je lui laisse la vie sauve, et elle trouve le moyen de rester derrière pour une question matérielle totalement futile. J’arque mon sourcil avec agacement.

    -J’en doute, je dis avec un accent dédaigneux.

    Cela voudrait dire que nous serions portés à nous revoir. Ça n’est pas que vous ne m’intriguez pas ou que je ne vois aucun intérêt dans votre personne. C’est seulement que le jour où je franchirai à nouveaux les portes de l’Arraen’goll, je m’appliquerai tellement à ma tâche de détruire Ashael que j’arracherai les ailes de quiconque se trouvera sur mon chemin. Et rien ne saurait m’en empêcher parce que le jour où je m’y rendrai, c’est parce que j’aurai la certitude d’être assez puissant, d’être fin prêt à déplacer mon seul et unique pion et mettre le grand manitou en situation d’échec. Donc si je vous retrouve sur mon chemin, je vous tuerai, dussé-je le faire avec ce même poignard.

    -Maintenant disparaissez. Retournez auprès de votre mère et dîtes-lui que Raquel ne la salue pas.

    Je dis ces mots me retournant. Elle ne m’attaquera pas dans le dos parce qu’elle sait très bien qu’elle n’aura pas l’avantage sur moi. Elle n’est pas si idiote. Et moi je sais reconnaître les risques réels. Elle n’en est pas un. Seulement elle doit avoir un rôle à jouer quelque part. Sinon pourquoi tenter de me cacher qui elle est ? Nathanial saura bien me trouver la réponse, même s’il doit pour cela faire appel à des sources que je désapprouve férocement. Mais ça sont ses affaires à lui, ses contacts.

    Je m’éloigne à grandes enjambées. J’ai perdu bien assez de temps en ce lieu aujourd’hui. J’ai des affaires tellement plus importantes à penser que cet ange qui n’est qu’un numéro parmi tant d’autres. Se doute-t-elle qu’elle ne revêt pas la moindre importance dans le combat d’Ashael ? Qu’il connaît d’avance chaque détour de l’Histoire car c’est lui qui la manipule ? Je ricane pour moi-même. Ces anges sont tellement remplis d’illusions … et ça n’est pas moi qui les leur enlèverais. Ils sont plus utiles aveugles que lucides.

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