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L'Homme est pris dans une guerre qu'il ne peut voir, qu'il ne pourrait comprendre, et à laquelle il ne saurait prendre part.
 

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 Quand un loup et un corbeau... [PV Emil]

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Souny Durocher

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MessageSujet: Quand un loup et un corbeau... [PV Emil]   Ven 11 Juin - 0:44

Le centre sportif est un endroit où Souny se sent enfin à l’aise. Le jour, les hybrides se mélangent aux humains, mais la nuit, dans les pièces secrètes du sous-sol, il y a souvent un rassemblement d’hybrides. Certains sont sympathiques, d’autres beaucoup moins. Puisque les hybrides sont la proie des humains et des vampires, et de toutes les créatures vivantes dans ce monde et dans les autres, ils se croient investi d’une mission capitale : celle de se rendre antipathique aux yeux des leurs, des autres hybrides. Plusieurs maudissent leur existence, pleurnichent leur vie perdue, deviennent bougons et solitaires. Souny n’aime pas ces hybrides, elle n’apprécie uniquement la compagnie de quelques hybrides ayant acceptés leur destinée.

« Ouais… Ya Dylan… D’ailleurs, j’ai pas senti l’odeur infecte de ce p’ti voleur de mes deux depuis un bon moment. »

Voilà la pensée qui lui traverse l’esprit à l’instant où son poing percute la joue de son adversaire, une fille bien plus grande et costaude qu’elle. Souny est de méchante humeur depuis la visite surprise de sa mère à son appartement.

« Madame est humiliée, madame a besoin de soutien après sa défaite cuisante. Madame se pointe chez celle qu’elle a jetée à porte, qu’elle a évitée depuis trois ans et maintenant… maintenant… »

L’adversaire effectue un mouvement qui désarçonne Souny, la fait trébucher. Souny croasse, se relève rapidement, signale à la combattante qu’elle sort du ring.

« C’est vraiment pas le moment de penser à elle, j’devrais même plus y penser. »

Mais comment ignorer cette évidence, cette présence maternelle depuis si longtemps lointaine, absente, qui se matérialise et s’immisce de nouveau dans sa vie. Comment oublier cette femme charismatique, imposante, castrante qui a provoqué l’enfer dans lequel Souny patauge depuis ses seize ans. Si Sophie Durocher savait dans quelles immondices sa propre fille avait nagé pour survivre et se rendre au point où elle en est actuellement, elle n’aurait jamais réussi à avaler cette réalité.

Souny, désirant se reposer un peu, s’assoit sur un long banc déjà occupé par un individu. Elle s’évente le visage en agitant rapidement son chandail noir.

« Je hais la sueur, j’aime pas ça avoir chaud. Mais si je bouge pas, si je m’exerce pas, j’deviens patate et aussi molle qu’un jujube. »

La jeune fille observe pendant un moment les beaux hommes dans la salle, couverts de sueur virile. Elle se dit qu’elle pourrait en ramener un chez elle, qu’elle n’a pas eu de fun depuis deux ou trois jours. Sauf qu’un mec suant, ça pue en chiasse. Elle ricane. Son attention se porte soudain vers son compagnon de banc.

-Ça fait un moment que je t’ai pas vu, tu venais plus souvent avant, nah?

Ah moins qu’elle ne se trompe de personne. Pourtant elle était certaine de l’avoir aperçu à plusieurs reprises. Non pas qu’il lui avait tapé dans l’œil… il n’avait pas ce petit quelque chose que recherchait Souny.

« Mais pour une baise ça peut suffire. De toute façon, j’cherche pas l’prince charmant… ni même une aventure… j’suis pas équipée pour séduire pour le moment. »

-Moi, c’est Souny, se présente-t-elle en tendant la main
.

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Emil Wolf

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MessageSujet: Re: Quand un loup et un corbeau... [PV Emil]   Ven 11 Juin - 15:45

Le sport était vraiment très agréable. ça faisait déjà une heure et demie que je me défoulais sur le sac de frappe, et il commençait à semer son sable.
Il n'était certes pas prudent de venir à la salle de sport, mais l'enfermement m'était devenu trop insupportable. Cette dernière semaine, j'avais meme eu l'impression que la cave de Pierre devenait de plus en plus petite, que les murs se rapprochaient. Je n'avais jamais aimé être enfermé, et ma nature de loup ne m'y aidait pas. De plus, en tant qu'ex-militaire, j'avais toujours besoin d'entretenir mon corps. Bien sûr, pour que je puisse faire un peu d'exercice, mon ami avait mis un banc de muscu dans la cave où je me cachais, mais ce n'était pas suffisant. J'aimais cette atmosphère lourde de testostérone qu'on ne trouvait que dans ce genre de salles. Donc, je venais là une fois par semaine, de nuit, pour faire un peu d'exercice.
J'étais torse nu, la toison grise qui me couvrait le haut du dos me tenait déjà bien assez chaud, porter quelque chose par dessus pour faire de l'exercice ne réussirait qu'à me faire souffrir. Non, j'étais déjà en nage, pas besoin d'en rajouter. Après ça, il y avait le risque qu'éventuellement...on puisse...peut-être...deviner que j'étais un hybride. Mais de toutes façons, des hybrides il n'y avait que ça, la nuit, dans le sous-sol de la salle. Bien sûr, il n'y avait pas autant d'équipements qu'au rez-de-chaussée, mais c'était déjà bien. On était entre hybrides, et puis je ne craignais rien en prenant une douche.
Autour de mon cou se balançaient mes plaques d'identification militaires. Je les portais par habitude, et parce que ça faisait stylé. étant fâché avec les baskets, je portais des rangers. J'avais aussi un pantalon de treillis, je refusais de mettre un short pour faire du sport. Sur moi, ça faisait gay.
J'étais donc fatigué, couvert de sueur, j'allai donc m'asseoir sur un banc pour boire un coup et me reposer un peu. Quand je transpirait à cause d'un effort physique intense, je ne sentais pas pareil que les humains. Il émanait de moi une odeur animale, une odeur forte, qui inspirait la crainte. Bien sûr, seuls certains hybrides pouvaient sentir la subtile nuance, pour les humains, ça puait, tout simplement. Mais moi, mon odorat m'apportait beaucoup d'informations sur les gens.
Je m'assis donc sur le banc et portai à ma bouche ma bouteille d'eau. Je bus goulûment et m'épongeai le front avec ma serviette.

-Ça fait un moment que je t’ai pas vu, tu venais plus souvent avant, nah?

Je regardai la petite jeune fille assise à côté de moi. Sur le coup, je pensais qu'elle ne s'adressait pas à moi. J'avais tellement peu l'habitude d'entretenir des relations avec des personnes pensantes.

-Moi, c’est Souny. dit-elle en tendant la main.

Je regardai la main tendue. Il aurait été malpoli de refuser une main tendue, je la serai donc timidement.

-Euh...ouais... Moi c'est Emil.
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Souny Durocher

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MessageSujet: Re: Quand un loup et un corbeau... [PV Emil]   Sam 7 Aoû - 20:51

-Euh...ouais... Moi c'est Emil.

« C’était pas exactement enjouée comme réponse, mais ça devrait faire l’affaire. »

Souny haussa les épaules, s’épongea le front et le cou, et la poitrine. C’est fou les endroits où l’on sue, vraiment. Un coup d’œil en direction de ses obus imposants informa Souny qu’une rivière abondait entre le sillon de ses seins. Ça et dans le creux du dos. Souny détestait suer. Elle préférait le froid, car au moins on peut se réchauffer plus facilement que de se rafraichir.

-Pouf… Fait chaud.

La jeune fille attrapa sa gourde d’eau, ouvrit le bouchon, fit rouler dans l’une de ses paumes une certaine quantité d’eau avec laquelle elle s’aspergea le visage et les cheveux.

-Dis donc, t’es ici pour t’entraîner ou pour te défouler?

L’inconnu, cet Emil, ne semblait pas débordant d’une énergie négative, mais certaines personnes dissimulaient leurs émotions à la perfection. Ce qui n’était vraiment pas le cas de Souny Durocher.

« Pif… à quoi ça sert de tout cacher? Les types qui n’agissent pas, ne disent rien, mais gardent tout pour eux n’ont rien d’intéressants, j’dirais plutôt qu’ils n’ont rien de très rassurants. On sait jamais quelle connerie ils vont sortir… J’préfère savoir à quoi m’en tenir avec les gens, comme ça ça m’empêche de me taper une migraine à force de réfléchir et de m’inquiéter. »

-Moi… je me défoule.

Nulle personne ne pourrait ignorer la terrible malédiction qui planait au-dessus de Souny Durocher : elle était un aimant à emmerdes. Un simple soupir engendrait la pire catastrophe, un simple toucher provoquait la destruction et le chaos. Pis, Souny attirait autant les emmerdes que les emmerdeurs. Toute personne qui la fréquentait, plus précisément les hommes, était atteinte d’une quelconque défaillance psychologique. Par chance, la majorité de ses amies jouissait d’une bonne santé mentale.

« C’est seulement avec les gars que ça chie solide. Je devrais virer lesbienne. »

-Taper dans un sac de boxe, ça fait du bien, tu trouves pas?

Elle gratifia Emil d’un grand sourire rayonnant.

-Oh, mais, attention! Je ne tape pas comme une gamine.

La force qu’elle avait développée tout au long de ces années en boxant, en s’entraînant, lui avait permis de sauver sa peau à plusieurs reprises. Elle ne pouvait pas compter sur maman pour l’aider, seulement sur son nom de famille. Quiconque ignorait l’identité de Sophie Durocher était un imbécile, et le Durocher après Souny refroidissait les brutes les plus téméraires. Cependant, personne ne soupçonnait un lien de parenté entre les deux femmes… tant leur apparence était différente. On faisait attention rien de plus.

« J’suis comme une princesse perpétuellement en danger. J’aurais besoin d’un gentil prince charmant pour me secourir, ou de plusieurs… »

Souny eut une moue pensive et se tapota la lèvre inférieure, songeuse, puis son regard revint sur son voisin et le sourire qu’elle portait encore s’élargit davantage.

-Les gamines se risquent pas jusqu’ici de toute façon.

À moins qu’elles ne soient vraiment mal prises…

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Emil Wolf

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MessageSujet: Re: Quand un loup et un corbeau... [PV Emil]   Dim 8 Aoû - 4:42

-Pouf… Fait chaud.
-Euh...oui...probablement...
-Dis donc, t’es ici pour t’entraîner ou pour te défouler?
-Je dirais...un peu des deux.

Elle était très familiariste. Nous ne nous connaissions que depuis quelques secondes et elle me tutyoait déjà. Il faut dire qu'à notre époque, les gens ont plus l'habitude de s'ignorer les uns les autres. Et puis, même si ce n'est pas mon genre de me lier facilement à quelqu'un, ce n'est pas non plus mon genre d'envoyer paître quelqu'un qui se montre amical.

-Moi… je me défoule. Taper dans un sac de boxe, ça fait du bien, tu trouves pas? Oh, mais, attention! Je ne tape pas comme une gamine. Les gamines se risquent pas jusqu’ici de toute façon.

Je souris un pu malgré moi. Elle ne ressemblait pas du tout à l'idée qu'on se fait d'une femme pratiquant la boxe, même occasionnellement. Mais en même temps, il fallait bien commencer un jour. Ce que je n'aimais pas, justement, c'était ceux qui se plaignaient continuellement de ne pas avoir un corps d'athlète mais qui n'ont même pas le courage d'entrer dans une salle de sport.
Mais elle n'était vraiment pas nette, cette gamine, de venir me parler à moi alors qu'il y avait autour des tas d'hommes qui auraient mieux apprécié son apparence. Pour l'instant, tout ce que je pouvais faire c'était lâcher une réplique par-ci par-là en faisant mon possible pour qu'elle ne devine par qu'officiellement je suis sensé être enterré dans un cimetière militaire, avoir l'air sympathique, ne pas regarder sa poitrine, faire un brin de causette, en apprendre un peu sur elle au passage, et surtout ne pas regarder sa poitrine ! Mais bon sang ! Pourquoi les femmes s'habillent-elles si court pour faire du sport ?

"Et toi ? ça fait combien de temps que tu viens ici ?"

Oui, ça semblait bien pour se mettre en bouche.

"Oui. j'ai pas pu venir beaucoup ces derniers temps."

En fait, j'étais occupé à récupérer des armes aux quatre coins de Paris pour étoffer mon arsenal en prévision du grand jour. En pensant à ça, une idée me vint. Et si cette...Souny pouvait faire partie de mon réseau de résistance ? Il fallait que j'en sache plus sur elle.

"Tu...tu as de la famille sur Paris ?"
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Souny Durocher

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MessageSujet: Re: Quand un loup et un corbeau... [PV Emil]   Ven 13 Aoû - 0:06

[Pour me faire pardonner le temps qu'il m'a fallu pour poster le précédent message... ^^']


-Et toi ? Ça fait combien de temps que tu viens ici ?

-Euuuh… Depuis que j’ai seize ans, j’pense ben.

« Ouais, depuis le jour où ma milf de mère m’a foutue à la porte avec quelques liasses de billets dans les poches. Rien de trop gros pour s’en sortir, juste assez pour se payer de la bouffe pendant quelques jours. Après quoi, j’ai dû me débrouiller comme j’ai pu. »

Cette époque était loin derrière elle, mais Souny s’en souvenait comme si c’était hier. Le sentiment de trahison, d’abandon, cette infection qui s’insinuait en elle alors qu’elle rôdait dans les rues de Paris à la recherche d’un endroit où dormir, à la recherche d’ordures pour se nourrir… Parfois, quand elle abaissait ses lourdes paupières, l’image de sa famille qui jette sa valise sur le perron lui revient en mémoire… et les dernières paroles de sa mère résonnent encore dans ses oreilles, palpitant douloureusement.

« Si ma mère savait ce que j’avais fait pour survivre… »

-Tu...tu as de la famille dans Paris ?

Souny sursaute, papillonne un peu des paupières avant de réaliser l’endroit où elle est, de se souvenir de sa discussion avec cet inconnu qui évite, par pudeur ou par respect, de fixer sa généreuse poitrine.

-Ouais, malheureusement. Normalement, j’en parle pas.

Le regard qu’elle lui balance est plutôt éloquent.

-Mais si ça peut te faire plaisir. J’ai un père cave qui a la libido dans le piton, un frère complètement idiot qui est mannequin – tu peux même le voir dans certaines pubs à la télé ou sur des photos – et une mère frigide, avocate de surcroît, qui passe sa vie le nez enfoui dans ses dossiers. J’ai pas de contact avec eux. Y m’aiment pas.

Elle a un pincement au cœur. La douleur s’est atténuée avec le temps. Tout s’atténue avec le temps, c’est ce qu’elle essaie de se convaincre. Pourtant, sa dernière relation la faisait encore souffrir. Rien de particulièrement invivable, mais la cicatrice était encore fraiche.

-Mes parents ont une réputation et ils ne voulaient pas la risquer pour leur fille hybride, tu comprends.

L’une de ses mains se glisse dans sa chevelure et en retire une petite plume noire au reflet métallique, qu’elle fit tourner entre ses doigts.

-Sinon, c’est tout. J’ai de la famille, mais c’est pas comme si c’en était vraiment. Donc, j’suis seule… en quelque sorte. Ça fait peut-être mélodramatique tout ça.

Afin de détendre l’atmosphère, Souny rit de bon cœur et pointe soudainement la plume qu’elle tenait toujours vers Emil.

-Et toi, ta vie. Raconte.

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MessageSujet: Re: Quand un loup et un corbeau... [PV Emil]   Ven 13 Aoû - 9:42

-Ouais, malheureusement. Normalement, j’en parle pas. Mais si ça peut te faire plaisir. J’ai un père cave qui a la libido dans le piton, un frère complètement idiot qui est mannequin – tu peux même le voir dans certaines pubs à la télé ou sur des photos – et une mère frigide, avocate de surcroît, qui passe sa vie le nez enfoui dans ses dossiers. J’ai pas de contact avec eux. Y m’aiment pas. Mes parents ont une réputation et ils ne voulaient pas la risquer pour leur fille hybride, tu comprends.
-Mannequin ? Tu veux dire que la demi-tapette de la pub pour les slips Hugo Boss... ?

Je ne regardais presque jamais la télé, jutement à cause des pubs débiles mettant en scène des personnages auxquels ne ressemblaient pas la moitié des clients auxquels étaient destinées ces réclames idiotes. Enfin bon, drôle de famille. En ce qui me concernait, je n'avais pas fait mon "coming-out". J'avais mis en scène ma mort avant de parler à mes parents de mon...problème pilleux, et ils me croyaient morts. Peut-être leur-dirai-je un jour, mais en attendant je devais me concentrer sur ma mission. Et puis comme ça, si je venais à mourir ils auraient déjà fait leur deuil.
Souny arracha une petite plume noire de ses cheveux. Au moins, sa race n'était plus un mystère.

-Sinon, c’est tout. J’ai de la famille, mais c’est pas comme si c’en était vraiment. Donc, j’suis seule… en quelque sorte. Ça fait peut-être mélodramatique tout ça.
-Ouais. En effet... C'est pas jouasse !
-Et toi, ta vie. Raconte.

Je regardai le bout de mes rangers. Que dire ? Je ne pouvais pas lui parler tout de suite de ma carrière militaire, mon enterrement et ma résistance. Quoique...

-Moi c'est plus compliqué. J'étais dans l'armée quand j'ai commencé à avoir les oreilles pointues. Si ça s'était vu, on se serait vite débarrassé de moi, alors j'ai pris les devants. J'ai été piquer un cadavre au cimetière, je lui ai mis un treillis, des rangers et une copie de mes plaques d'identité et un jour, pendant une manoeuvre je l'ai foutu au volant d'un camion et j'ai tout fait péter. Depuis, je me cache. Mais ça ne durera pas. J'organise la résistance. Un jour, quand on sera assez nombreux on pourra péter la gueule à ceux qui veulent nous exterminer.
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MessageSujet: Re: Quand un loup et un corbeau... [PV Emil]   Mer 13 Oct - 22:05

-Moi c'est plus compliqué. J'étais dans l'armée quand j'ai commencé à avoir les oreilles pointues. Si ça s'était vu, on se serait vite débarrassé de moi, alors j'ai pris les devants. J'ai été piquer un cadavre au cimetière, je lui ai mis un treillis, des rangers et une copie de mes plaques d'identité et un jour, pendant une manoeuvre je l'ai foutu au volant d'un camion et j'ai tout fait péter. Depuis, je me cache. Mais ça ne durera pas. J'organise la résistance. Un jour, quand on sera assez nombreux on pourra péter la gueule à ceux qui veulent nous exterminer.

-Ah bon? Et tu parles de qui exactement? Des humains?

Souny Durocher, un brin surprise, dévisagea longuement son interlocuteur. Souvent elle avait eu vent des idéaux des Hybrides et même de leur volonté de libération et de reconnaissance totale, mais cette réalité éclatée ne s’appliquait pas à elle. Du moins, n’envisageait-elle pas son existence comme une lutte contre l’oppression mais plutôt comme une possibilité de s’amuser, de baiser, de vivre les joies humaines avant que son apparence ne prenne la forme d’un vulgaire et grossier corbeau.

« Des fois, je me permets de rêvasser, pis d’espérer que mon métabolisme se fige… »

La jeune fille détaille un instant cette plume qu’elle tient entre les mains, celle qui pivote lentement, qui absorbe les reflets de la lumière. Rares étaient les occasions où Souny s’abandonnait corps et âme à de telles scénarios farfelus.

-Ça va tu changer quelque chose, au fond? Tu y penses bien… les hommes ont toujours besoin d’une classe inférieure sur laquelle taper et incriminer pour n’importe quelle connerie. Ils auront toujours peur de ce qu’ils connaissent pas. Penses-tu vraiment que ton projet va mener à quelque chose de mieux pour nous?

Il y a toujours un souffre-douleur, celui qui mange les coups et qui, malgré ses résistances et ses efforts, n’améliore guère son niveau de vie. Ça, Souny le savait d’expérience. Sa vie était un ramassis d’échecs pathétiques et misérables, et le restera jusqu’à sa mort. D’une part, Souny se fichait des revendications des Hybrides, étant beaucoup trop centrée sur elle-même pour se préoccuper du sort funeste de sa race, d’autre part… l’Hybride en elle ne détestait pas la société en elle-même… mais exécrait profondément les gens qui l’avaient réduite au personnage instable et faux qu’elle représentait. Si elle pouvait se venger de son père, de son frère, et surtout de sa mère…

Souny hausse les épaules.

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