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L'Homme est pris dans une guerre qu'il ne peut voir, qu'il ne pourrait comprendre, et à laquelle il ne saurait prendre part.
 

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 Le retour du croque-mitaine. (pv Ida)

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Fran Dickerson

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MessageSujet: Le retour du croque-mitaine. (pv Ida)   Ven 23 Juil - 11:27

Le soleil brille doucement par la fenêtre quand j'ouvris les yeux. Il ne doit pas être plus de neuf heure. Encore un peu embrumé, j'étends mon bras vers ma table de nuit. Mes doigts tapotent un instant sur le bois vernis avant d'enfin trouver ma montre. Je la ramène devant mes yeux en me renfonçant dans mon oreiller

- Huit heure trente-trois … hum, j'étais pas très loin, dis-je pour moi-même.

Une vieille habitude que j'ai, c'est de parler toute seule. Étant souvent la seule personne, en dehors d'Alessandro, l'hybride chat qui vit avec moi au manoir, j'ai développé cette sorte de tic qui me suis toute la journée. Mais c'est surtout le matin qu'il me domine.

- Hum, je devrais pourvoir encore un peu flâner au lit. Il est franchement tôt.

Ne sachant pas vraiment si je pourrais me rendormir, je sors ma tête de mon polochon. Avec la lumière naissante du soleil, je vois ma chambre partagé entre le jaune clair et pastel de mes murs et la chaude lueurs pourpre de l'aube. Je m'étire d'une manière féline avant de poser avec douceur mes pieds sur la descente de lit pareil à de la moquette. Mon corps suit lentement la cadence puis enfin je me retrouve assise au bord du lit.

- Qu'il est dur d'émerger le matin, grogne-je en me massant la nuque. Pourtant je me suis couché tôt.

Je pousse mon buste en avant pour pouvoir me relever. Une fois bien droite, je m'étire à nouveau, mes articulations craquent un peu. Franchement, j'aime les début de journées ensoleillées comme ça. Ça me met de bon poil. Au dessus de ma légère chemise de nuit en satin à fines bretelles, j'enfile mon peignoir japonais que j'avais balancé sur le fauteuil la veille.
J'entends soudain ma porte couiner doucement, une longue silhouette noire entre dans ma chambre. Elle se glisse sur le tapis, passe sous mon fauteuil avant de grimper sur mon lit d'un saut gracile. Le chat au pelage d'ébène s'installe sans rien dire sur ma couverture, commence même à ronronner en se tortillant.

- Alessandro ! Comment va ça ce matin, ça fait longtemps que t'es debout ?

Pour toute réponse, il se met à ronronner plus fort. Mais je sais qu'il m'a comprise. Il a été humain autrefois, même si maintenant, il possède une apparence de chat, il a encore l'esprit d'un humain. Je m'approche de lui, il se tourne et retourne sur mes draps, réclamant une caresse. Parfois, c'est son instinct de chat qui lui dicte sa conduite. En soupirant, je lui grattouille le cou avant de mettre la ceinture de mon kimono bleu.

- Je pense qu'on va avoir une magnifique journée, qu'en penses-tu ? Mais encore en solitaire, j'en ai bien peur.

En silence, je me lève de mon lit. Mes pas me porte d'abord vers la fenêtre, et mes yeux contemplent le parc du manoir. En fait, on ne peux pas vraiment appeler cela un parc puisqu'il n'a presque jamais été entretenu. Seule une large pelouse est parfois coupé mais après cela une épaisse forêt aux couleurs sombres et aux teintes émeraudes. Parfois je me promenais dedans, sans véritable raison. Une fois à l'intérieur, je me sentais comme dans un monde parallèle, à part. Le soleil ne m'atteint même pas tant le feuillage est dense. J'aime cela, sentir la chaleur sans pour autant être bruler …

- Je suis une idiote.

Je resserre autour de moi le tissu soyeux de mon peignoir. Comme si il pouvait effacer mes erreurs. Mais il n'en ai rien.

- Bon Alessandro, tu peux aller te faire une ballade maintenant ? Je dois aller prendre une douche, ça me mettras de bon poil.

Le sou-entendu n'échappe pas à Alessandro qui me montre les dents un instant avant de sauter de mon lit, la tête haute, sa queue fouette le lit avant qu'il ne sort par la porte. Je la connais par cœur cette boule de poil. Et je sais comment lui dire gentiment de partir pour que je sois un peu tranquille. Je marche vers une porte en face de mon lit. En l'ouvrant je vois aussi que l'aube teinte les murs de pourpre. J'enlève mon peignoir pour le poser sur une barre de fer. Trois pas me séparent de la cabine de douche. Et je passe devant mon miroir.
Je tourne mon regard vers la glace, à moitié de dos, je la voie. Comme à chaque fois mes doigts se posent sur ma cicatrice. Ils la frôlent doucement. Comme à chaque fois je me sens presque vulnérable. Tout en me sentant encore un peu faible, je prends une serviette dans une commode près de moi. Je la pose ensuite sur le tabouret près de la douche puis entre dans la cabine. L'eau ruisselle sur mon corps encore endormi. Le savon a une douce odeur d'amande qui m'enveloppe comme une couverture protectrice. Et le shampoing lui sent la vanille. J'aime bien ses petits moment, ou je suis presque au calme. C'est parfait comme moment. Enfin presque, j'entends gratter à la porte. Un peu exaspérée j'éteins le jet d'eau et passe la tête par la porte de la douche.

- Dis Alessandro, je peux avoir un moment un peu tranquille ? Si tu veux manger, va attraper un ou deux piafs et ensuite j'arrive.

Je sors de la cabine, m'enroule dans mon peignoir de bain et ouvre la porte. Le chat noir m'attends, assis devant moi. Je m'accroupis devant Alessandro, un air malicieux sur le visage.

- Alessandro, tu penses que je pourrais avoir le temps de me changer, ou ton estomac gronde trop fort ?

Il tente de m'amadouer avec ses yeux de merlan frit puis se prends la porte dans le museau. Je suis patience mais ça va cinq minutes. Alessandro gratte à la porte. Qu'il gratte, j'ai quand même le droit de m'habiller tranquille. J'enfile une chemise et un pantalon en toile légère. Une fois que je pense enfin être présentable, j'ouvre la porte à Alessandro, ce dernier m'invite à le suivre. Je me retrouve à crapahuter dans la demeure de Raquel pieds nus car Alessandro s'est encore fait les dents sur mes chaussons, j'irai lui repiquer tout à l'heure. Il me mène jusqu'au grand hall. La vaste entrée est baigné de lumière, une belle lueur matinale. Alessandro s'éloigne un peu puis revient, une lettre dans la gueule. Délicatement je lui prends. Mes yeux la parcourent un peu.

- Raquel reviens … Il arrive enfin ! Depuis le temps que je l'ai pas vu mon croque-mitaine. Ça fait combien de temps qu'il est partit Alessandro ? Ça fait si longtemps, je dirais au moins huit mois !

Une nouvelle fois, je la relis vite fait. Un détail me choque. La date.

- Il me dit qu'il arrive dans deux jours, et il me l'a écrit il y a deux jours … mince, il arrive aujourd'hui ! Mais on fait quoi là, je dois faire appeler tout le monde pour que tout soit fini au plus vite. Et quand est-ce qu'il arrive ? Ce midi, cette aprèm, ce soir ? Raquel n'a vraiment jamais su sur les services de poste ne sont pas rapide. Bon, euh, mince, je fait quoi là ?

Je panique un peu je sais. Raquel est très pointillé sur le ménage, il peut se mettre en colère pour un rien. Il aime l'ordre mais n'est même pas fichu de ranger un machin à sa place. Même son manteau, il le laisse trainer n'importe quoi. Et moi je dois faire en sorte que les femmes de ménage, les femmes de chambres, les jardiniers, bref tout le personnel du deuxième étage se met au travail pour qu'on accueille parfaitement le croque-mitaine.

Quelques heures plus tard.

- On a fait du bon boulot, t'en penses quoi Alessandro ?

Je m'écroule dans le siège dans l'entrée. Avec tous le monde, on a ratissé la maison, plus une poussière ne traine. Tout est exactement comme au départ de Raquel. Non, en fait, puisque j'ai mis au four un crumble. Je sais que Raquel n'aime pas les aliments chauds mais comme je l'ai mis en avance, il devait être froid pour lui, en espérant qu'il n'arrive pas dans la demi-heure. Alessandro saute sur mes genoux pour venir se loger contre mon buste.

- Si tu sors tes griffes Alessandro, je te vire, lui dis-je en me mettant à le caresser.

Tout les deux dans le fauteuil du grand hall, nous attendons, mon regard se brouille un peu, mes bras deviennent mou. Presque sans m'en rendre compte je m'endorme dans le fauteuil.
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Ida de Barancy
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MessageSujet: Re: Le retour du croque-mitaine. (pv Ida)   Lun 9 Aoû - 9:47

    Il est revenu. Tout le monde dans cette ville peut le sentir. « Enfin, je veux dire, tout ceux qui ont l’odorat aussi fin que moi, c’est-à-dire tous les vampires. » Nathanial devait être au courant de l’arrivée de son maître. En plus d’avoir le nez fin, il était lié à lui d’une manière si intime qu’Ida n’aurait su comment l’expliquer. Ça n’était pas seulement surnaturel, bien que ce que touchait Raquel le devenait le plus souvent. Elle avait déjà connu ce genre de lien. À quelques différences près. D’abord, ça n’était pas avec Raquel, et ensuite, il y avait de l’amour dans ce lien. Alors que ces deux là, elle ne savait pas ce que c’était exactement. Elle huma l’air. Cet ange, car c’était bien un ange, pour elle et ses semblables, avait une odeur réellement particulière. Et extrêmement attirante. Il était passé dans les catacombes quelques fois seulement par le passé, mais son simple passage provoquait à chaque fois une frénésie toute particulière. La faim taraudait tous les vampires qu’il approchait. Son odeur les rendait fous. Elle la première, qui s’entretenait souvent avec lui en privé. Ce qu’elle aurait donné pour n’en prendre qu’une toute petite bouchée… Mais elle avait vu très souvent les effets de cette drogue, le sang angélique, pour se garder d’y toucher. Pas question que la reine tombe dans ce genre d’addiction. Elle avait peut-être l’air d’une enfant, mais elle devait donner l’exemple, prouver qu’elle était une adulte, prouver qu’elle avait l’étoffe d’une vraie souveraine.

    Aujourd’hui, l’odeur était encore plus attirante que jamais auparavant. Le sang des anges était stagnant, car leur cœur ne bat pas. Mais quand il se met à battre, à cause d’une émotion forte – beaucoup d’anges découvraient l’activité de leur cœur quelques secondes avant de mourir – il devient fluide, se remet à circuler normalement. Il est encore plus alléchant. Elle se pinça les lèvres avec ses dents. Elle devait lui parler. Chaque fois qu’il revenait en ville – et on ne savait jamais quand ça serait – elle allait le trouver pour réclamer des informations. C’était son plus brillant informateur. L’ennui avait Raquel, c’est que peu de choses étaient gratuites.

    « Mais pourquoi Diable son cœur bat-il ? »

    Car il n’y avait pas d’autre explication possible à cette odeur doucereuse qui se frayait sournoisement un chemin jusqu’à son nez fin. En plein journée, comme ça, elle progressait à l’aveuglette, se guidant à l’odeur, aux sons, aux vibrations. C’était Yaku qui lui avait appris à procéder ainsi. À l’époque où elle et lui se fréquentaient, sortir de jour était tout simplement très mal vu par les vampires. Ce l’était moins aujourd’hui, car les jeunes aimaient bien cette pratique, aussi, et la recopiaient de leur reine. Elle venait tout juste de passer devant la boulangerie. Même si elle n’était plus humaine depuis des centaines d’années, l’odeur du pain dans le four restait l’une de ses favorites. C’était chaleureux, réconfortant. Elle aurait donné à peu près n’importe quoi pour retrouver cette saveur dans sa bouche. Mais tout ce qu’elle goûtait avec un goût de cendre. Elle n’avait pas croqué dans sa transformation car elle ne voulait pas gâcher le souvenir qu’elle en avait. Raquel lui avait proposé, un jour, de lui rendre la capacité de goûter autre chose que le sang, comme il avait rendu la vue à Nathanial Odescalchi. Mais cela aurait nécessité des sacrifices trop grands. Elle pouvait s’en permettre quelques uns, mais en tant que reine du peuples des Immortels, elle ne pouvait pas se permettre de devenir la chose de Raquel. Elle perdrait beaucoup d’autonomie et elle doutait fortement qu’il la traite aussi bien qu’il traitait son acolyte. Elle frémissait juste d’y penser. Elle évita de justesse un groupe de piétons qui discutaient à voix basse. Pas assez basse pour qu’elle n’entende pas, toutefois. Ils parlaient d’elle. Elle arqua un sourcil tout en poursuivant sa route. Elle voulait bien convenir qu’elle ne se vêtait pas au goût du jour, préférant de loin les tenues riches et parées de son époque, mais est-ce que cela méritait autant de questionnement ? Non, elle ne croyait pas. Aujourd’hui, elle portait une magnifique robe de couleur violette, munie d’une seule manche, dos nu. Elle épousait parfaitement son corps, presque indécente tellement elle suivait les contours précis de sa silhouette jusqu’à mi cuisse, en bas de laquelle elle s’évasait, plus longue à l’arrière qu’à l’avant, comme une traîne. Elle portait aux bras quelques bracelets dorés. Sa gorge, elle l’avait parée d’un somptueux médaillon ouvragé qui s’ouvrait pour laisser place au cadran d’une montre. Sa chevelure rousse, longue et bouclée, volait derrière elle alors qu’elle avançait d’un pas rapide et déterminé.

    Alors qu’elle marchait, l’odeur de Raquel passa près d’elle, dans la rue, très rapidement. Elle s’arrêta. C’était passé rapidement. Il était dans un véhicule. Et avec l’odeur de maladie qui l’accompagnait, elle en déduisit qu’il était dans une ambulance. Que Diable faisait-il dans une ambulance ? Elle resta un instant immobile sur le trottoir, s’interrogeant. Puis elle avisa que le mieux était sans doute d’aller l’attendre chez lui. Elle n’avait pas très envie de courir derrière lui partout dans la ville. Elle tourna les talons et revint sur ses pas. Il lui suffisait de couper à travers quelques rues, puis couvrir une longue allée pour trouver le manoir de Brackenheim. Elle connaissait le chemin par cœur, ainsi que le nombre exact de pas qu’il lui faudrait pour atteindre l’illustre demeure.

    ***

    Malgré que tous les domestiques s’y soient trouvés, le manoir était silencieux comme les pierres qui le composaient. Elle se demanda si son odorat la trompait, mais c’était impossible. Tout le monde semblait être monté dans ses appartements. Si Raquel revenait aujourd’hui, personne n’avait envie de se trouver sur son chemin, au cas où il serait d’une humeur massacrante. Personne. Sauf elle, qui venait l’attendre sur son propre territoire, ni cette femme endormie dans le fauteuil. Francesca Dickinson. Femme à tout faire, gouvernante, mémoire, même. Elle absorbait la pression avant de transmettre tout à Raquel, elle gérait tout, ici. Elle l’avait déjà aperçue mais ne lui avait jamais adressé le moindre mot. Elle frayait rarement avec les domestiques. Ida de Barancy avait déjà vécu dans les rues, mais ça, personne n’était forcé de le savoir. Il lui semblait qu’une personne le savait et que c’était déjà bien suffisant. Les deux autres étaient morts, aujourd’hui. Et ses camarades de l’époque, leur corps avait du finir de nourrir les vers. Il n’en restait plus que des poussières.

    Elle s’installa dans le fauteuil en face de Francesca. Le chat, sur les genoux de la jeune fille, remua, ouvrit un œil et parut sursauter en voyant Ida. Les chats ne sursautaient pas ainsi, mais celui-ci n’était pas un chat ordinaire. Elle le savait à cause de l’odeur. Hybride. Elle feula et le chat, dos rond, l’imita avant de sauter par terre et de prendre la fuite. Le mouvement réveilla la jeune femme endormie. La reine croisa élégamment les jambes, appuyant ses bras sur ceux du fauteuil. Elle avait toujours eu ce port royal, la tête relevée, droite. Elle projetait une image irréprochable. Enfin, la plupart du temps. Elle était ici pour affaire, elle serait professionnelle. Elle sourit.

    -J’imagine que Raquel sera on ne peut plus satisfait de retrouver sa demeure dans un si parfait état. J’espère pour vous qu’il sera d’assez bonne humeur pour l’apprécier, quand il rentrera.

    En fait, elle en doutait. Dans son odeur, tout à l’heure, elle avait senti de la contrariété. C’était une odeur très forte, très particulière, et elle était très présente. Elle était certaine que ça venait de lui et non pas d’une autre personne dans l’ambulance qu’elle avait croisée. Elle passa son doigt sur la surface d’une table d’appoint posée à côté d’elle et ensuite, le regarda. Aucune trace de poussière. Elle avait fermé tous les rideaux de la pièce avant de s’asseoir, pour recouvrer la vue. Elle ouvrit la lampe qui était posée sur la table pour que Francesca puisse voir quelque chose. La lumière du soleil aveuglait peut-être Ida, mais les lueurs artificielles n’avaient pas le moindre effet sur sa vision.

    -Savez-vous à quel moment il rentrera ? J’ai quelques affaires à discuter auprès de votre maître, des affaires de grande importance.

    Pour que le conseil lui ait explicitement conseillé de demander conseil à un ange, ça ne pouvait être que de la plus grande importance. Ce maudit conseil. Elle était la reine, certes, mais quand ils lui disaient de sauter, et leur demandait à quelle hauteur.

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Fran Dickerson

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MessageSujet: Re: Le retour du croque-mitaine. (pv Ida)   Ven 13 Aoû - 16:32

Dans mon fauteuil plus ou moins confortable, je sens soudain quelque chose bouger. Ma tête tourne un peu dans mon semi-sommeil puis j'entends comme un cri de chat, suivi d'un autre plus fort et plus méchant. Des crochets s'enfoncent dans le tissu de mon pantalon alors qu'elle se met à hérisser son pelage. Je grince des dents, et lorsque cette chose s'enfuit, arrachant un peu de ma peau du bout de ses ongles acérés, je me réveille enfin, en sursaut, de mauvaise humeur par la fine douleur de mon égratignure.

- Alessandro, reviens ici que je tanne, sale bestiole à griffe !

Mais le chat a déjà disparu du hall, je soupire, passe la main sur ma cuisse. Ça y est je vais saigner et …
Tiens, pourquoi tout les rideaux sont fermés, un domestique m'aurait vu dormir et ne voulait pas me réveiller.
Euh, non en fait la réponse se trouve devant moi. Dans la pénombre, je l'aperçois. La silhouette d'une jeune femme en robe serrée au niveau du buste qui ressemble plus à un maillot de bain qu'autre chose. La jupe est un peu ample et descends au niveau des mi-cuisse. Ses long cheveux coulent le long de son épaule alors qu'elle adosse au fauteuil, en gardant la tête droite. Cette jeune … enfin cette fille qui avait déjà quelques siècles, je pense la reconnaître. D'après moi, il doit s'agir d'Ida, Ida de Barancy. Je l'identifie ainsi à sa petite taille et ses longues boucles. Si seulement je pouvais atteindre la lampe, mais elle se trouve sur la table à côté de la reine vampire.
Dans le fauteuil en face de la petite table de l'entrée, l'invitée croise gracieusement les jambes, pose ses bras sur les accoudoir du siège.
Une main sur ma petite blessure je lui souris. Pourvu qu'elle n'ai pas faim dans l'immédiat. Elle affiche à son tour un grand sourire puis me dis d'une voix posée que je reconnaitrai entre mille tandis que j'appuie de plus en plus sur les griffures pour qu'elle ne saigne pas trop.

-J’imagine que Raquel sera on ne peut plus satisfait de retrouver sa demeure dans un si parfait état. J’espère pour vous qu’il sera d’assez bonne humeur pour l’apprécier, quand il rentrera. 

C'est à peine si je ne ris pas. Raquel a rarement des humeurs, et le voir content, ça n'ai pas si souvent arriver. Non, il ne feras juste pas de crise quand il verra la maison rangée, c'est plus pour ça qu'on la nettoie de fond en comble, pour que son humeur ne devienne pas massacrante.
Ida allume enfin la lampe à ses côté, sur la petite table. Je peux enfin clairement la voir, bien que ça ne me confirme que ce que j'avais deviné. C'est bien la vampire. Ses cheveux roux, son style vestimentaire avec cette robe violette. Aucun doute possible possible.
Et le sang ne s'arrête pas … ça commence sérieusement à m'embarrasser. Si je trouve Alessandro dans la maison, je le pends par la queue pour me venger. C'est pour rire que je me dis ça, bien sûr … quoique.

- Tiens donc, la reine vampire. Bien le bonjour. Que puisse-je faire pour vous aider aujourd'hui, vous devez surement chercher Raquel. Il m'a prévenu de son arrivée mais n'ai pas encore arrivé, vous voulez quelques chose pour patienter ? Un thé … ah non, c'est pas tellement ce que vous buvez.

Sans vraiment le vouloir je n'arrête pas de jeter des coups d'yeux à ma main encore posé sur ma cuisse. Je sens, pour avoir vécu presque toute ma vie avec un vampire que tous ont un odorat sur-développé mais ils ne sont pas tous capable de se retenir lorsqu'ils sentent le sang. Quoique d'Ida est quand même la reine, je pense que je suis en sécurité mais il faudrait que je m'éclipse en vitesse le temps de mettre un fichu pansement histoire que je ne me retrouve pas avec une sale tache. Ida ne semble pas voir mon embarras et poursuis :

-Savez-vous à quel moment il rentrera ? J’ai quelques affaires à discuter auprès de votre maître, des affaires de grande importance. 

Ça, c'est la question à un million, quand mon croque-mitaine arrivera à la maison ?

- Pas le moins du monde, je sais juste qu'il rentre aujourd'hui mais je n'ai aucune idée de quand. Il se peut même qu'il ne rentre que la nuit. Ça dépend de beaucoup de chose. Et je pense bien que vous allez devoir patienter.

Tandis que je lui parle, je sens soudain une autre odeur, quelque chose d'acre, de désagréable. Je sais qu'elle l'a surement remarquer, d'ailleurs elle a déjà du y mettre un nom dessus. Mais pour moi, ça ne marche pas. C'est pas encore assez précis.

- Vous voulez peut-être quelques chose à lire, où passer dans le salon, ce seras certainement plus confortable que ce simple fauteuil. Ou bien …

Ça y est, je sais ce que c'est, mon crumble !

- Excusez-moi, j'en ai pour une minute.

Je marche rapidement dans le hall puis je me met à courir dans la cuisine. Le four lâche des gros nuages noirs. Avec précaution, j'ouvre la porte puis prends un gant pour éviter de me bruler. Ce que j'en sors ressemble plus à du charbon.

- Merde, il est fichu, même froid, Raquel n'en voudra pas.

Bon, maintenant, qu'est ce que je peux en faire … et surtout qu'est ce que je peux faire en vitesse pour ne pas faire attendre la reine vampire. Je jette presque le plat carbonisé sur la table puis me précipite dans la salle de bain pour s'occuper de ma saleté de blessure.
C'est absolument rien, mais en face d'un vampire, d'une reine vampire, ça pourrais bien être pris comme une provocation ou même une insulte. J'ai pris un pansement, puis aspergé du parfum sur les coupures pour masquer l'odeur. L'alcool qui se répands sur la plaie me fais dresser les cheveux de douleur. Je hais cette sensation de picotement, ça pénètre, ça arrache. Je retiens un gémissements puis appuie une deuxième fois pour que ça ne sent absolument plus rien. Bon, ça devrait être tranquille.
Je retourne directement vers le hall en essayant d'avoir l'air le plus naturelle possible ou le plus accueillante. J'ai pas du mettre trop de temps puisque qu'elle n'a pas bougé du siège. Je me sens presque mal. La tâche du pantalon ne se voit pas mais l'alcool rend ma peau super-sensible. C'est à peine si je ne grimace pas à la jeune femme.

- Alors, qu'est ce que vous voulez ?
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Ida de Barancy
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MessageSujet: Re: Le retour du croque-mitaine. (pv Ida)   Ven 27 Aoû - 17:02

    Spectacle qui pourrait être amusant, que celui d’une femme qui crie après un chat. Ida fronça le nez; quelqu’un l’ayant vu faire la guerre des feulements avec un matou aurait sans doute eut de quoi s’amuser autant. Heureusement, ça n’était pas le cas.

    - Tiens donc, la reine vampire. Bien le bonjour. Que puis-je faire pour vous aider aujourd'hui, vous devez surement chercher Raquel. Il m'a prévenu de son arrivée mais n'ai pas encore arrivé, vous voulez quelques chose pour patienter ? Un thé … ah non, c'est pas tellement ce que vous buvez.

    Ida n’avait jamais compris pourquoi Raquel s’encombrait d’une humaine. En fait, elle ignorait beaucoup des raisons qui poussaient Raquel à agir de quelque façon que ce soit. Il était plutôt avare d’explication, comme homme, n’éprouvait jamais le besoin de ce justifier pour quoi que ce fut. Il gardait auprès de lui nombre d’humains, d’hybrides et de vampires. Mais pas d’anges, ce qui pourrait sembler étrange pour certains. Cette maison empestait autant qu’un magasin d’animaux, pour la vampiresse. Elle supposait qu’on devait s’y faire, à la longue. En plus, cette jeune humaine ne savait pas où était son maître, ni quand il rentrerait. Cela ne l’étonnait pas vraiment. Mais pourquoi diable s’encombrer d’une humaine pour qu’elle vous serve d’agenda si celle-ci ne sait même pas ce que vous faites ?

    La vampiresse vit le nez de la jeune femme se plisser. Elle sentait quelque chose. Ida le sentait depuis tout à l’heure. Cette odeur de nourriture brûlée. La nourriture n’était pas bonne pour elle, mais elle savait encore différencier ce qui sentait bon et ce qui sentait mauvais. Elle avait d’ailleurs aussi senti la légère odeur de sang qui provenait de Francesca. C’était fin, un léger filet, mais c’était suffisant pour qu’elle le sente. Aucun risque toutefois qu’elle lui saute à la gorge. D’abord, elle avait englouti la veille un homme gras pour lui permettre de survivre au moins une semaine sans manger autre chose. Elle n’avait pas faim. Et ensuite, elle savait ce que cela lui coûterait, si elle osait croquer dans quelque chose portant le sceau de Raquel. Elle l’avait déjà vu en colère. Pas contre elle, fort heureusement. Elle doutait que si ça avait été le cas, elle serait encore en vie pour en parler. Non. Elle ne tenait pas à se mettre ce bonhomme bourru et caractériel sur le dos.

    La jeune femme s’éclipse soudainement. Elle a compris de quoi retournait l’odeur. Elle a le petit air affolé de ces ménagères qui oublient leur gâteau dans le four. Souriante, paisible, Ida se dit qu’elle ne connait rien à tout cela. Ida de Barancy ne s’est jamais servie d’un four, ou de quelque accessoire ménager. Soit des gens le faisaient pour elle, soit elle mangeait à même les poubelles. Quoi qu’il en soit … Elle n’était pas là pour penser au passé. Elle entendait Francesca s’affairer dans la cuisine et entendit même sa réflexion, quant au crumble et à Raquel, ce qu’il allait manger. Elle émit un petit rire. C’était vraiment une question de tradition, supposait-elle. Accueillir son homme au foyer avec un petit plat tout chaud sorti du four. À la différence que Raquel ne mangeait rien. Les seules fois où elle avait pu lui offrir quelque chose et qu’il avait accepté, il s’agissait de fruits frais. Autrement, elle n’avait jamais rien vu enter dans la bouche de l’ange. Raquel n’aurait pas mordu dans un crumble, même cuit à la perfection. Il n’aurait pas même voulu regarder un fruit si celui-ci avait été cuit, écrasé ou simplement tranché. Il avait de ces caprices … Francesca devait en voir de toutes les couleurs, en travaillant pour lui. Elle revint au salon.

    - Alors, qu'est ce que vous voulez ?

    -Vous savez … même à l’abri derrière un pansement, votre sang est attractif pour un vampire. Il peut le sentir pulser, circuler. On peut l’entendre, même, si la faim nous tenaille. Un petit écoulement n’est pas plus provocateur que le simple fait de respirer et de vivre.


    Ida lui sourit, découvrant ses crocs. Mais il n’y a aucune menace dans sa voix, ni même dans sa posture. Elle est détendue, bien assise dans son fauteuil, droite comme la reine qu’elle sait avoir toujours été. Elle eut un petit rire cristallin.

    -Enfin, pour en revenir à la raison de ma présence ici…

    Elle ne voulait pas dire « chez vous ». Cette demeure était celle de Raquel, même s’il ne l’habitait que quelques semaines dans toute une année. Maison, du latin « mansio », de l’acte de séjourner. Cette femme séjourne probablement plus que lui ici, mais ne possède aucun droit sur cette demeure, sur cet imposant manoir.

    -Je sais que votre maître a une confiance absolue en vous, semble-t-il, et que d’après Nathanial, vous êtes on ne peut plus fiable. Je n’en doute pas. Seulement pardonnez-moi si je ne me permets pas de vous exposer les détails de ma visite. Ceux-ci, si je puis le dire, ne vous regardent en aucun cas. Vous comprenez bien que ça n’est pas contre vous, seulement j’ai des titres et des conventions à respecter, et vous n’en faites pas partie.


    Le sourire de la reine est aimable, si jeune et si serein qu’il serait difficile de mal digérer ce discours. Ça n’était pas une attaque. C’était un peu froid, certes, mais le plus simple des simples d’esprit aurait compris qu’une reine se doit de s’exprimer ainsi et de garder pour les seules oreilles concernées ce qu’elle a à dire. Elle s’étira lascivement, plus par habitude que par besoin. Avec l’état d’immortel, les muscles ne devenaient jamais gourds.

    La sonnerie du téléphone retentit soudainement, brisant le silence. Ce son semblait décalé, dans un endroit « décoré » comme le manoir de Brackenheim. C’était un véritable saut dans le temps, quand le téléphone se mettait à crier. Ida ne sursauta pas, se contenta de tourner la tête vers l’appareil, un peu plus loin dans le couloir. L’appareil sonna de nouveau, puis une autre fois. Elle ramena le regard sur Francesca, qui ne bronchait pas.

    -Vous devriez peut-être aller répondre. Cela pourrait bien être lui.

    [le message de raquel au téléphone sera court, et concis : Ne pose pas de questions. Préviens Nathanial et dit lui de venir me chercher immédiatement à l’hopital.]

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MessageSujet: Re: Le retour du croque-mitaine. (pv Ida)   Mer 1 Sep - 12:59

-Vous savez … même à l’abri derrière un pansement, votre sang est attractif pour un vampire. Il peut le sentir pulser, circuler. On peut l’entendre, même, si la faim nous tenaille. Un petit écoulement n’est pas plus provocateur que le simple fait de respirer et de vivre.

Zut … loupé ma tentative de respect ou de je ne sais pas vraiment quoi. Je me sens presque ridicule avec mon pansement et ce fichu parfum qui m'a fait grincer des dents comme pas permis. Je suis résistante mais les petites blessures me font souvent plus souffrir que les grosses. Et j'ai jamais su pourquoi. Ida s'étire, comme un chat … ah, voilà l'autre félin qui a fait fuir Alessandro. Un hybride dans la même pièce qu'une vampire. Ça ne fait pas bon ménage. Grr, j'en ai souffert à cause de toi.

-Enfin, pour en revenir à la raison de ma présence ici… Je sais que votre maître a une confiance absolue en vous, semble-t-il, et que d’après Nathanial, vous êtes on ne peut plus fiable. Je n’en doute pas. Seulement pardonnez-moi si je ne me permets pas de vous exposer les détails de ma visite. Ceux-ci, si je puis le dire, ne vous regardent en aucun cas. Vous comprenez bien que ça n’est pas contre vous, seulement j’ai des titres et des conventions à respecter, et vous n’en faites pas partie.

-Ah, d'accords.

Je lâche ça, même pas déçu. Généralement, Raquel me fais part des moindres détails de ses ennuis. Au pire, je le questionnerai tout à l'heure, avidement. J'aime bien l'embêter sur ces sujets-là. Même si lui ça ne l'amuse pas du tout, lui. Mais moi, je suis curieuse, et lorsque quelque chose l'attise, plus rien ne peut m'arrêter. À part un sermon de sa part surement.

-Mais en attendant, vous voulez aller dans le salon, ce seras surement plus confortable que ce vieux fauteuil.

Soudain, le téléphone résonne. Je ne veux pas tellement aller répondre, ça doit encore être un de ses enquiquineurs de master de musé qui demande à répertorier les oeuvres d'art de Raquel. Et j'en ai marre de devoir leurs répéter qu'il n'ai pas là. C'est à peine si je ne leurs gueule pas dessus. J'ai même pas envie d'aller répondre.

-Vous devriez peut-être aller répondre. Cela pourrait bien être lui.

Bon d'accord, j'y vais. Mais si c'est encore un de ses vieux gâteux, il se prendra une engueulade comme il n'en a jamais connu de sa mère. Je m'élance vers le téléphone, attrape le combiné et m'apprête à me présenter. J'ai même pas le temps d'ouvrir la bouche.

« Ne pose pas de questions. Préviens Nathanial et dit lui de venir me chercher immédiatement à l’hopital. »

Et clak. Quatre secondes top chrono. Je regarde, éberlué le combiné. Une dizaine de question tourne dans ma tête. Mais surtout une explose dans mon crâne. Enfin un mot : Hôpital ?!

Je tourne mon regard vers Ida. Elle me regarde, comme si de rien n'était. Je pense bien qu'elle a entendu ce qu'il m'a dit au téléphone.

-Comment, vous saviez qu'il était à l'hospice ? Il vient de m'appeler de là-bas.

Mes doigt pianotent le fil du vieil appareil. À l'hopital … ce nom me fait frissonner. J'y suis allé moi, la fois où j'ai voulu protéger Nathan. Je hais ce genre d'endroit. Le plafond vert maladie qui déprime, les rideaux horrible, l'odeur de mort. J'ai même essayé de m'enfuir de cet endroit mais Nathan m'a rattrapé. Je n'imagine pas Raquel dans un endroit pareil. Et là, qu'est ce que je fais … Autant appeler Nathan, il saura bien quoi faire lui. Je m'excuse devant la reine, lui indique le chemin pour aller vers le salon puis compose son numéro de portable. Nathan est un avocat, et réputé en plus. Il doit tout le temps être joignable. J'attends. Et j'ai horreur d'attendre … mais décroche Nathan !!
Ah enfin, un « allô » me fais respirer. Il a pris son temps le gars.

-Allô, oui Nathan ? C'est Fran à l'appareil. Euh, j'ai un message de la part de Raquel. Il veut que t'aille le chercher à l'hosto … Oui, à l'hôpital, t'as bien entendu. Lequel ? Mais j'en sais rien … Je sais même pas ce qu'il y fait, je sais rien du tout. Il m'a juste appelé pour me dire ça... Oui, il veut que ce soit toi qui vienne le chercher … Où, mais à l'hôpital. Tu peux t'en occuper … maintenant ? Oui à mon avis, il est pas de bonne humeur donc le plus vite sera le mieux si tu veux mon avis … C'est bon, tu t'en charge ? D'accord, merci. À plus tard je pense.

Et je raccroche. Évidemment qu'il est stupéfait, je l'ai sentit dans sa voix. Raquel à l'hôpital, c'est une première et surtout c'est comme une comédie. Raquel n'a JAMAIS été malade. Il n'est pas vraiment humain alors bon. Et visiblement c'est une première pour Nathan d'aller récupérer le croque-mitaine là-bas, j'espère que ça ira. Alors enfin je me retourne vers la reine. Et finalement éclate de rire, comme pour évacuer la peur et le stress que j'avais emmagasiné. Je pense d'ailleurs que je dois bien ressemblez à une hystérique.

-Pourquoi êtes-vous encore dans ce fauteuil ? Vous le trouvez si confortable que ça ?
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Ida de Barancy
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MessageSujet: Re: Le retour du croque-mitaine. (pv Ida)   Lun 13 Sep - 10:02

    La jeune femme avait proféré une invitation à passer au salon. Mais cette invitation fut passée sous silence à cause de cette sonnerie qui était venue les interrompre tout d’un coup. Et comme la jeune femme ne venait pas à bout de se lever pour aller répondre, Ida l’y avait discrètement pressée. Elle était elle-même plutôt pressée d’avoir des nouvelles de Raquel. Cet épisode dans la ville, quand elle avait senti son odeur en provenance d’une ambulance … Ça l’avait plutôt intriguée. Pas mal, en fait. Pas assez toutefois pour qu’elle ait envie de se risquer à suivre le véhicule. Elle se rappelait de l’odeur de colère qui venait avec celle de son sang. Mieux valait ne pas le déranger en ces cas-là.

    -Comment, vous saviez qu'il était à l'hospice ? Il vient de m'appeler de là-bas.

    La vampiresse arque un sourcil, fouille dans sa mémoire. Jamais au grand jamais elle n’a prononcé le mot « hopital ». Ni de cette journée, ni de celle d’hier, ni même de toute la semaine, si ça ne remonte pas même à beaucoup plus loin. Elle pousse un soupire … Et cette femme qui a des hallucinations auditives a été engagée par Raquel lui-même pour être sa secrétaire ? Elle n’en revient tout simplement pas. De son temps, on n’aurait pas vu une pareille aberration.

    -Avec tout le respect que je vous dois, miss Dickerson…

    En fait, elle n’avait pas vraiment l’impression de lui devoir le moindre respect. Seulement une politesse de rigueur. Elle appartenait tout de même à Raquel et messire Raquel exigeait qu’on se comporte bien avec ses jouets.

    -Je ne vois pas à quoi vous faites référence.

    Ça lui rappelait Yaku. Cette façon de commenter quelque chose qu’elle n’avait pas dit, qu’elle avait simplement pensée. À la différence que Yaku avait été un vampire, et qu’il avait le don unique de lire dans les pensées des autres êtres vivants. Il était parfaitement sain d’esprit, lui. La nouvellement déclarée schizophrène par Ida de Barancy, Francesca Dickerson, se met à s’agiter. Elle répète à nouveau qu’elle devrait passer au salon pendant qu’elle passe un appel. Elle va appeler Nathanial, songe Ida. Elle se demande comment il va, cet homme. Elle l’a croisé quelques fois au cours de ses chasses, mais elle n’a pas réellement eu de nouvelles substantielles de lui depuis au moins quelques mois. Quand Raquel disparait, habituellement, Nathanial se tient plus tranquille et se fait plus discret. Ce qui ne sert qu’à une chose; convaincre le conseil des vieux gâteux que Raquel est véritablement dangereux pour leur race, corrupteur. Elle soupire, lasse, écoute distraitement cette conversation qui à quelques mètres d’elle. La voix de Nathanial n’est pas inquiète, seulement surprise. En effet, elle ne s’inquiète pas non plus. Rien ni personne ne peut tuer Raquel de Brackenheim. Rien qui ne se trouve sur terre. Elle ne craint pas pour sa vie. Plutôt pour son orgueil, ce qui doit être pire, en fait. Frappez l’orgueil d’un homme et il vous tiendra responsable des malheurs de son existence entière.

    Soudain, il y a cet éclat de rire. C’est Francesca qui évacue son stress, apparemment. Puis elle regarde Ida et lui lance, avec un manque de déférence flagrant : « Pourquoi êtes-vous encore dans ce fauteuil ? Vous le trouvez si confortable que ça ? » Ida pince les lèvres. Ça ne l’ennuie pas réellement. Ce qui l’embête, c’est que cette femme soit si insouciante et ignorante des convenances. La reine se lève, lisse le devant de sa robe et fixe son regard sur la jeune femme.

    -Il n’est pas inconfortable. Nous, vampires, n’avons pas les mêmes contraintes physiques que vous, humains.

    En tant qu’Immortelle, elle pouvait garder la même position pendant extrêmement longtemps sans ressentir le moindre inconfort. Ses muscles étaient toujours détendus, ou tendus, cela ne faisait pas la moindre différence. Et bien qu’elle ait eu une carrure plus frêle que cette humaine, elle la supplantait de loin au niveau de la solidité. Mais elle arrêta là les comparaisons – on ne compare pas les pommes avec les oranges.

    Elle marcha dans la direction que la femme lui indiquait, la tête haute, et passa à côté d’elle sans la regarder. Mais elle ne se rendit pas jusqu’au salon. Elle s’arrêta juste après la jeune femme.

    -Je ne l’attendrai pas.

    Elle préférait le croiser tout à fait par hasard, n’importe où loin de ce manoir. Personne n’aimait cet endroit sauf, étrangement, ceux qui y vivaient à l’année longue. Elle doutait même que Raquel l’appréciât réellement. Pouvait-il seulement apprécier quelque chose?

    -Ne manquez pas de lui dire qu’Ida de Barancy souhaite le voir.

    Elle prit une pause en se tournant vers Francesca puis ajouta, avec un sourire radieux de jeune femme : « Et pendant que vous y êtes, dîtes à Nathanial que je m’ennuie et qu’il me tarde d’être invitée quelque part. »

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MessageSujet: Re: Le retour du croque-mitaine. (pv Ida)   Ven 1 Oct - 11:32

Enfin elle se lève, elle semble dépoussière la robe qu'elle porte en me fixant de son regard de vampire. J'ai jamais vraiment compris ce qu'il a de plus, ce regard de prédateur. Quand je vois des humains, ils n'ont pas la même étincelles qu'eux. Ça m'a toujours pour ainsi dire fasciner.

-Il n’est pas inconfortable. Nous, vampires, n’avons pas les mêmes contraintes physiques que vous, humains.

Et elle avance, sans rien dire, passe devant moi sans me regarder. J'oublie parfois que beaucoup de vampire ont de l'orgueil à revendre mais Ida, elle, qu'elle est fière !
Et quand j'ai pensé l'avoir enfin convaincu d'aller au salon histoire que je puisse aussi m'occuper d'autre chose, elle s'arrête et me lance, à nouveau froidement :

-Je ne l’attendrai pas.


Ah, grande nouvelle. Je hausse les épaules, j'allais quand même pas la forcer à rester. D'une parce que je n'aime pas trop me battre, sauf pour rire avec Nathan, et de deux parce que Ida, par sa condition de vampire est mille fois plus forte que moi.

-Comme vous voulez, je ne vais pas vous retenir. Vous devez surement avoir des trucs à faire. Une reine a toujours à faire.

-Ne manquez pas de lui dire qu’Ida de Barancy souhaite le voir.


-Bien sûr, Raquel saura que vous êtes passé. Et Nathan doit savoir où vous trouver. Donc oui, il verra, dans peu de temps surement.

Elle continue vers la porte décidément bien décidé à partir. Mais juste avant la porte, elle ajoute, avec un sourire à la fois heureux et légèrement, je ne sais pas vraiment, timide, sournois …

-Et pendant que vous y êtes, dîtes à Nathanial que je m’ennuie et qu’il me tarde d’être invitée quelque part.

-Je lui ferais passé le message, lui promis-je.

Mais je risque d'avoir une petite conversation avec Nathan au sujet d'Ida. Quelque chose me semble louche par rapport à elle. Et j'aimerai bien qu'il m'éclaire dessus.
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