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L'Homme est pris dans une guerre qu'il ne peut voir, qu'il ne pourrait comprendre, et à laquelle il ne saurait prendre part.
 

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 Jui de Sinscène †

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Jui de Sinscène

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Messages : 55
Date d'inscription : 31/10/2010

MessageSujet: Jui de Sinscène †   Dim 31 Oct - 20:27

Itoshii anata
Kore wa aina no
Anata igai wa nani mo iranai
Anata to atashi ni bara ga karande
Soshite futari wa hitotsu ni naru


† Jui de Sinscène †

Âge : 21 ans en apparence, à peu près 300 ans en réalité
Date de naissance: 24 novembre 1733
Nationalité : Est né Français, mais s’est fait naturalisé Japonais
Sexe : Masculin
Orientation Sexuelle : « Ma sexualité est universelle » dixit le monsieur aux longues dents. Ca veut tout dire.
Race : Vampire
Statut civil : Libertin
Situation professionnelle : Rien du tout, il vit pépère sur son héritage.





Arme(s) (facultatif) : Un petit poignard à la taille, ne sait-on jamais
Animal de compagnie (facultatif) : Il en a déjà eu, beaucoup même, mais là dernièrement il s’est débarrassé de tout : ça l’encombrait et il en avait marre de toujours voir les mêmes.

Pouvoirs : Ceux qui sont propres aux vampires. Cf Les vampires dans Règlements et informations

Description physique : Si vous écoutez le monsieur aux longues dents, il vous déclamera comme étant le plus bel apollon que la terre ait porté. Il n’est pas moche, mais vous ne l’empêchera jamais d’en faire des tonnes sur ce point-là. Evitez même de mentionner sa beauté si vous ne supportez pas les personne vantardes. Commençons par les grandes lignes, ce monsieur fait 1m70 pour x kg. Lui se dira bien grand, mais il reste dans la norme. Et sa taille, il ne se pèse plus, mais il sait qu’il a un peu maigrit depuis quelques années sans en connaître la raison. Soit. Il a une silhouette fine et élancée, un peu musclé mais sans partir dans l’excessif. Sa peau est bien sûr blanche, ne sortant dehors qu’une fois la nuit tombée pour se repaître ou pour tout simplement se divertir. Et jamais au grand jamais il ne sortirait le jour, c’est l’un de ses mots d’ordre.

La forme de son visage n’a rien d’exceptionnel, mais son arme secrète selon Jui est son regard. Ses yeux, voilà une curieuse arme…normal, elle ne sert pas à tuer mais à charme. Quoique le charme peut tuer selon l’escient de l’utilisateur. Les yeux de Jui sont tout simplement noirs, mais ils peuvent osciller sur un bleu marine selon la luminosité, et ils sont légèrement en amande. Ses cheveux varient aussi selon la lumière, allant du châtain au blond vénitien, mi-longs et atteignent ses épaules. Il les coiffe toujours avec du volume, dans un semblant d’ébouriffement. Un visage assez androgyne quand on y regarde bien. Mais peu importe, Jui l’aime bien comme ça.

Sa garde-robe est très victorienne comme il le dit. Car quand il arrive quelque part, attention c’est monsieur. C’est alors les grandes chemises à jabots, les bottes en cuir bien lacées juste au-dessus du genoux, et les longs manteaux en velours. Il porte le plus souvent du noir, aimant cette couleur dite « noble » selon lui. Ca, et le rouge. Quand il veut, il peut en mettre, combiner rouge et noir. Mais il préfère rester dans le neutre niveau couleur. Il a aussi une magnifique collection d’accessoire, en particulier de bijoux, friand de ça. Aussi, il porte quasiment tout le temps des bagues, des anneaux de métal, des chaînes et autres colliers, et de temps en temps des mitaines. Il aime accorder le tout dans ses tenues, et s’occuper énormément de son apparence. Il veut paraître beau dans n’importe quelle circonstance.

Petit objet fétiche qu’il porte toujours autour du cou : une petite chaîne avec une croix en guise de médaillon. C’est le seul objet chrétien que Jui possède et auquel il fait abstraction de son origine sacrée. Un cadeau d’une certaine vampire.

Description psychologique : Hum…le décrire…que dire d’autre à part qu’il est l’exemple même du vampire tiré au paroxysme ? Egoïste, manipulateur, charmeur, hautain, vantard, narcissique…il n’a rien pour se faire aimer. Et pourtant, des amis, il en a malgré ça. Mais le genre d’amis comme lui on peut se dire…oui et non. Des comme lui, il en a en amis, mais pas qu’eux. Il en a aussi des simples, qui ne se prennent pas la tête pour si peu comme lui. Hypocrisie pour se faire aimer ? Il en y a, mais ils ne sont pas en majorité. Non, n’allez pas chercher plus loin. Il y en a tout simplement que son comportement amuse beaucoup, tout simplement. Et puis quand on connaît mieux Jui, il est radicalement différent que quand il est avec des inconnus. Il est plus chaleureux, et passe enfin sa petite personne en second plan.

Sinon, il reste une personne d’assez cultivé, polit et maniérée. On peut discuter de tout avec lui…ou presque. Religion. Il en discutera quand même, mais non pas en tirant une tronche de cochon. On peut le considérer comme athée, mais lui ne se désigne pas comme ça. Il n’est pas évident de le suivre sur ce sujet, évitez celui-là. Sinon tout sujet est bon avec lui. En particulier celui des vampires. Ah, sa race…s’il était un dieu, il la bénirait. De Zakaria, il aimait beaucoup les idées. Et que Ida soit au pouvoir…il ne conteste pas cette décision, mais il est assez dubitatif…il attend qu’elle fasse ses preuves, voilà ce qu’il peut en dire.

Que dire de plus…il aime sa vie et sa race. Il est épanouit dans ce qu’il fait, et attend de voir la suite des évènement.


Histoire/Biographie :

Boku wa Jui desu
Boku wa Yoru no naozari
« Ikiru e kouei » …yasui, ne?
Ikiru dounika shinu, ha, saigo no mama oishiku ketsurui
Dakishimite

Vous avez vu? Comme je parle trop bien japonais? Vous en êtes épaté hein? Bien, parlons bien, parlons la langue de ce pays, et commençons par les présentations.

Je m’appelle Jui, Jui de Sinscène. Ma résidence se résume entre Tokyo et cette ville. Je ne fais que des aller-retour. Ce n’est pas épuisant pour un être aussi sublime tel que moi. J’allais oublié de vous le dire, mais je suis un vampire. J’ai environ 300 ans…navré de ne pas être plus précis que ça, mais j’ai oublié un peu mon âge, vous m’en voyez fort désolé… Ce n’est que depuis quelques années que j’ai décidé de m’établir aussi dans cette ville. Mais je reste japonais officiellement. Officiellement. Oui, car comme vous pouvez le voir, je n’ai absolument rien du physique d’un japonais, d’un asiatique pour faire plus simple.

De taille je suis dans la norme japonaise, quoique un peu grand je pense, 1m 70. Mais je n’ai que ça de japonais. Peut-être aussi pour mon style de vêtement, qui est très victorien, si on me met à côté des Gothic lolita du quartier de Harajuku, mais ça c’est une autre histoire. Non, mes traits fins, ma peau douce et satinée, ma chevelure merveilleusement soyeuse et châtain, mes yeux d’ambre, tout ça je le dois à mes origines purement françaises.

Joseph Ulysse Irmin de Sinscène, de mon vrai nom. En prenant la première lettre de chacun de mes 3 prénoms, vous obtenez le prénom qui me ressemble le plus : Jui. J’aime ce tout petit prénom. Car quand je suis arrivé sur le sol nippon, je me suis rendu compte que mon prénom français ne faciliterait pas ma socialisation avec les habitants de cette contré. J’ai opté pour Jui, voulant faire dans le simple et en essayant de trouver un prénom qu’ils puissent prononcer sans mal, qui reste dans leurs « connotations ». Ne m’appelez pas par mes autres prénoms, je les ai renié avec le temps. Je n’ai pas voulus changer mon nom. Que voulez-vous, j’y tiens à mon titre de noblesse…il fait partie de mon élégance et ma finesse innés.

*quelques minutes plus tard passent, l’homme se servant d’un verre d’eau avant de reprendre, laissant le temps à Jui de se préparer pour la suite*

Euhm…ce serait peut-être bien si j’expliquais ce qui m’a poussé à partir de ma France natale. Eh bien, aussi stupide que ça peut paraître de nos jours, je suis partis pour une simple question de religion… Autant vous le dire, je déteste au plus haut point les religions judéo-chrétiennes…catholicisme, islam, judaïsme…ces religions monothéistes m’exacerbent. Je trouve ça totalement stupide de bénir UN SEUL dieu…et même si ce dieu existe que l’on nomme de tout les noms inimaginables, je n’aime pas du tout ce culte de la personnalité que l’on lui donne. Vraiment, je n’aime pas du tout ce genre de chose, et en plus les gens en prennent les mœurs. Et cerise sur le gâteau, ce dieu nous envoie des êtres nommés « anges » pour nous décimer, nous vampires…non, cette atmosphère sacrée m’étouffait. J’étais déjà un vampire à ce moment-là. J’avais eu vent que ces mœurs n’avaient pas atteint certains pays, notamment asiatiques. J’en ai alors choisis un au hasard, et ça a été le Japon.

Arrivé là-bas, je ne parlais pas du tout la langue. Je l’ai apprise sur le tas, à force de l’entendre, et aussi avec l’aide des amis que je me suis fait là-bas. On dit de ce peuple très fermé. Avec moi, ça n’a pas été le cas, mais alors pas du tout. La réponse la plus probable de ce retournement de situation, serait que je suis français. Non, non, je ne fais pas de prétention de mes origines. Attendez, quand vous parlez de la France aux étrangers, qu’est-ce qu’ils voient à votre avis ? La Seine, la tour Eiffel, l’arc de Triomphe, Paris. Et Paris c’est quoi ? La ville de Lumières bien sûr, la ville romantique. J’étais vu, et je suis toujours vu, comme le romantique, le bel homme à leur égard. C’est normal qu’ils se sont montrés charmants avec moi. En revanche, si vous êtes un américain, laissez tomber. Une vieille blessure de guerre dirons-nous. Très charmants les japonais sinon.

J’ai emménagé à Tokyo vers…1895 ou 1898...pendant les exodes en tout cas. Mais ce n’est qu’en 2000 que j’ai décidé de revenir aussi au pays.
*regarde l’homme prendre des notes. Celui-ci lui demande de commencer, mais par le début de sa vie. Jui reste dubitatif quelques secondes, mais…*

Oh oui ! Naturellement ! J’avais complètement omis ce détail, j‘ai commencé n‘importe où, pardonnez-moi ! N’hésitez pas à m’arrêter et me reprendre, j’ai souvent tendance à parler d’autre chose qui sort du sujet initial, et la plupart du temps je n’arrive pas à m’arrêter… Alors, vous voulez donc que je commence par le commencement ? Ma naissance ? Bien, je dévoile…


Alors, Joseph de Sinscène est né un 24 septembre, à Paris, en France. Moi. Né de famille noble, il fut élevé dans les règles de sa caste, et fut touché par tout les arts quels qu’ils soient. Très bien élevé à la sauce aristocrate française, il grandit, et finit par devenir un très beau jeune homme très courtisé. Un peu trop même. Jusqu’à devenir un véritable coureur de jupons, s’engouffrant dans le vice salace de la Luxure. Pour envenimer la fougue de son fils, le compte de Sinscène le fit marier au plus vite. Et le 18 juin 1752, Joseph de Sinscène épousa Angélique de Lombrume…mariage arrangé bien sûr.

En effet, mon plus grand défaut (mais est-ce un réel défaut au fond ?) de toujours, est ma libido. Je peux le dire sans scrupule, le jeu de la chair me plaît beaucoup, et il m‘arrive très souvent de penser que le sexe est chose plus vitale que la nourriture. La nourriture comble une envie simple et commune, tandis que les relations sexuels vont beaucoup plus loin, elles nous font sortir de notre conscience l’espace d’un instant. Et le plaisir, le ressentir, c’est ce qui nous différencie des animaux qui eux ne le ressentent pas. Oui, c’est très Freudien tout ça, mais que voulez-vous, j’aime ça! Mais ce n’est pas tellement ma faute, je suis beau garçon, humain on me courtisait tant, ma vampirisation s’est elle-même faite en plein ébat, il n’y a pas à dire, j’avais tout pour tomber dans la Luxure ! Sans parler du dolorisme chrétien qui sévissait comme la peste en ces temps, ça forge les débauches !

*fronce les sourcils à la grimace de l’homme* Mais ne me regardez comme avec ces yeux-là voyons ! Je ne vous violerai pas dans un coin sombre en pleine rue par de soudaines pulsions ! Je ne suis pas de cette…trempe. Le viol en lui-même n’est pas dans mes cordes. Qu’on me le fasse je ne suis pas contre, mais que moi je l’exerce sur d’autres…ce n’est plus mon affaire. Déjà parce que…c’est trop facile de violer. Voyez-vous, je préfère la subtilité du charme. Je charme et j’ai mon dû après. Un violeur est un gros paresseux pour moi. Car la maîtrise du charme est chose plus difficile qu’on ne le croit, et j’aime cette difficulté. Et si je dois être violent, je le suis mais dans l’acte en lui-même. Tout ça pour dire que les cabarets et les maisons closes du coin me connaissaient très bien.

Alors pensez-vous bien que lorsque mon père vint m’annoncer que je me marierai à une potiche, je l’ai plus que mal pris !

Angélique…rien que le prénom me donnait envie de la fuir. En plus, elle n’était pas très jolie. Ni elle, ni sa dot. Tout ça passait au second plan, la principale chose était de me marier point. Et puis elle avait mauvais caractère en plus ! Se marier avec moi ne devait pas lui plaire pour un sous elle non plus, ce qui pouvait se comprendre. Ma réputation de chaud-lapin ne passait pas inaperçu.

Résultat des courses : la guerre froide était ouverte entre mon père et moi, et dans mes appartements se déroulait un ménage des plus chaotiques avec Angélique. Oui, ça allait de soi que j’en voulus énormément à mon père pour m’avoir fait ça. Et avec Angélique…je ne la voyais à peine, tout deux nous faisions le maximum pour nous éviter de se croiser. Quelle horreur…j’avais très envie de prendre des amantes, mais mon père m’avait fermement prévenu que s’il eut vent de quelconques conquêtes de ma part alors que je suis marié, il me suspendrait d’héritage. Ca, il était hors de question. Hors de question que ce soit Angélique qui se ramasse MON héritage.


« Marriage is the only war in wich you sleep with the enemy »

Vous connaissiez cette expression ? Eh bien elle s’appliquait à moi.
Ce fut calme entre elle et moi au début, mais ça se corsa par la suite. Cet héritage, elle le voulait. Il faut savoir que elle aussi était noble de naissance, elle était certes d’une famille noble…mais pauvre surtout. Pour ses parents, son mariage avec ma famille ne pouvait pas tomber mieux. Alors tout les moindres petits coups étaient les bons pour montrer à mon père une quelconque trace de mon infidélité. Pendant très longtemps nous nous faisions la guerre Angélique et moi. Car je n’hésitais pas à me venger. Je n’aimais pas du tout son petit jeu. Lui faire du mal ? Jamais ! Sinon tout retomberait sur moi et ce serait pire encore si j’avais fauté ! Non, je suis plus subtile que ça voyons. A mon tour, je me mis à guetter toute existence d’infidélité de sa part. L’éventualité n’était pas à exclure, elle ne m’aimait point, elle cherchait à me corrompre, une telle femme ne pouvait qu’avoir une épaule sur se reposer !

Et un jour le trouva, cet amant. Ils s’étaient donnés rendez-vous dans un parc, en pleine nuit. Ils ont fait l’amour dans les herbes sombres. Ma « femme » s’est rhabillée, et est partit, sûrement pour retourner à notre « chez nous ». Bien sûr, je m’en doutais d’une telle chose, mais les voir s’ébattre et jouir m’en est resté en travers de la gorge. J’étais aussi sortis de mon coin d’où je les observais, et marchais droit vers l’amant toujours allongé dans l’herbe verte. Je comptais l’empoigner fermement, le traîner jusqu’au clocher et le montrer au monde entier qu’il est le plus horrible de tout les hommes sur cette terre. Sauf que rien ne se déroula comme prévu.

Il m’avait vu et il me regardait. C’est lui qui me prit par le cou. Sauf qu’il ne me traîna pas comme un malpropre, au contraire, il m’allongea en douceur sur l’herbe, à un autre endroit que celle de ma femme. Et il m’embrassa longuement. Nous avons fait l’amour. Moi aussi je suis rentré à la maison. En rentrant, Angélique était déjà couchée, dormant comme une masse. Comme elle, je me suis étalé dans le lit, et m’assoupis, épuisé de ma soirée.

Le lendemain, je ne lui ai rien dis. Et elle non plus. Tant pis, nous nous disions presque rien de toute façon. Qu’elle revoit ou pas son amant, ça m’était totalement égal.

J’ignorais si elle savait pour moi, mais je pense que non, vu qu’elle cherchait toujours des indices de femmes. Qu’elle cherche, j’en avais rien à faire, je ne faisais que repenser à cette soirée. Faire l’amour à un homme était chose nouvelle pour moi. Et ça ne me déplaisait pas…j’avais presque…envie de…de recommencer.

*petit raclement de gorge*
Ce sont vraiment des détails précis et personnels que je vous délivre. J’en suis assez gêné à vrai dire…mais je suppose que c’est ce que vous attendez, non ? Ah…vous m’autorisez à zapper ce genre de détails, je vous en remercie.

Où j’en étais…ah oui, Angélique, son amant et moi. Étrangement je m’en souviens plus de son visage à ce gus. Tant mieux, même si j’avais apprécié ma nuit avec lui, je ne le portais pas non plus dans mon cœur. Ma femme me trompait avec lui, ne l’oubliez pas. Dénoncer son infidélité à elle ? Jamais, personne ne m’aurait cru, c’est évident.

Bref, j’étais dans une situation peu avantageuse. Je ne pouvais rien contre cette tigresse. Enfermé dans une cage j’avais l’impression d’être. Horrible. Je lui portais tant de haine…à elle, à lui, à mon père, à cette situation…rien ne peut être pire que de devoir vivre avec une personne qui vous fait vivre un enfer silencieux dont vous ne pouvez vous extraire.


Sore wa toki wo koeteku mono
Sore wa omoi yori mo atsuku
Sore wa itami sae iyashite
Subete tsutsumi komu eien
Bien, passons maintenant au plus croustillant de mon histoire, le moment que vous attendiez sûrement depuis le début : ma vampirisation. Notez bien mon cher.

Un mois d’octobre, mauvaises récoltes. Donc mauvaises affaires. Ca empirait le ménage à la maison…et un soir, en toute humilité, je suis allé noyer mes maux dans un cabaret. Angélique en fit de même, mais à l’opéra. Je buvais en regardant un spectacle, en solitaire, quand une jolie jeune femme vint s’assoir à ma table juste en face de moi. Elle commença à entamer une conversation avec moi. Au début je n’étais pas très emballé, mais elle réussit à capter mon attention, et pendant environ une bonne heure je me suis laissé porter à sa voix douce. La salle n’était pas très bien éclairée, mais je pouvais voir qu’elle portait une chevelure assez claire et surtout…des yeux d’un vert renversant.

Elle paya elle-même ma consommation, et partit à mon grand regret. Je tentais de l’en empêcher, mais elle insistait. Je la regardai partir un instant, encore envoûté de sa voix, puis finalement je décidai de la suivre.

Une chambre d’hôtel. Quand je suis entrée, elle était déjà à moitié dénudée. Elle semblait m’attendre. Jamais de jamais je n’avais encore trompé Angélique depuis notre mariage, sauf peut-être avec son amant, mais là cette femme qui se tenait devant moi avec comme unique habit le drap du lit derrière elle…non, impossible de résister, pas à ce charme et cette sensualité implacable qu’elle avait…son corps, je n’en avais jamais rencontré de plus beaux avant elle. Une peau d’une blancheur égale à la neige en hiver, ses cheveux châtains et bouclés tombant en cascades sur ses épaules, et toujours ses yeux d’un vert surnaturel qui captivaient mon attention…et ses lèvres, ses tendres lèvres pulpeuses qui ne demandaient qu’à être embrassées…non, impossible de décliner l’invitation.

Ce qui s’ensuivit, vous vous en êtes doutés. On a fait l’amour, sur un lit aux draps…noirs. C’est un détail qui m’a marqué étrangement. Faire l’amour à une autre femme que la mienne était une chose que jamais je n’espérais avoir un jour. Oui, avant comme maintenant j’étais un libertin, une personne sans attache, qui change de partenaire comme de chemise. Alors pensez qu’avec femme, je m’étais donné comme jamais, je me libérais d’une certaine chaîne. Femme qui, vous le vous dites bien et vous avez raison, était une vampire. Partit dans mes élans de fougue, je ne m’étais rendu pas rendu compte des supplices qu‘elle me faisait en douce. Et je m’épuisais, petit à petit, jusqu’à m’assoupir dans ses bras.

Je pense qu’il n’y a rien de plus à dire sur cette étape de ma vie. Vous avez sûrement déjà coucher avec quelqu’un dans votre vie, n’est-ce pas ? Eh bien ma vampirisation c’était comme ça, en plus hardant par de certaines causes que vous connaissez. Voilà comment moi je l’ai vécu. C’est sûr elle m’a fait un quelque chose qui a changé ma nature après, mais vous pouvez comprendre que je ne l’ai pas vraiment ressentit. Quand le désir et le plaisir sont là, ils ne sont pas ailleurs quand ils sont dans ma tête.


Itoshii koe de "mou omaeniha genmetsushita’’ to
Miminari ga suru
Yasashii hito wo kuichigiri nagara ikitetsuzukeru
Itoshii hito wo kizutsuke nagara
Atashiha zutto shinitsuzukete yuku
Quand je me suis réveillé, cette femme vampire me caresser les cheveux en me regardant avec douceur. Malheureusement pour vous, je ne me souviens plus de son nom. Dommage, elle a été très douce avec moi. D’elle, je garde un médaillon que je porte constamment autour du cou. A mon réveil, c’est elle qui m’apprit ma nouvelle nature. Vampire. Et c’est elle qui m’en apprit les rudiments. A mon réveil, plus de 2 semaines s’étaient écoulées. On s’est revu quelques nuits après pour m’enseigner « l’art d’être un parfait vampire » selon ses dires suivit d’un petit rire plaisantin. Je ne m’étais pas affolé en sachant la durée de mon « sommeil », car cette absence m’avait fait des plus grands biens.

Je ne suis revenu que la nuit. J’ai voulus le faire dès l’aube, mais les premières lueurs du jour me piquèrent affreusement les yeux, alors j’ai attendu le soir pour sortir. Bien entendu, je reçus aucun accueil chaleureux venant d’Angélique. C’étaient plus les domestiques qui se sont inquiétés pour moi, ce qui m’a touché venant d’eux.

Les jours qui précédèrent mon retour ont été mouvementés. Mon nouveau comportement a désorienté toute la maison. Déjà, sachez que je n’ai absolument pas tiré mot sur ce qui s’est passé pendant ces 2 semaines, malgré leurs supplications et enragements. Personne de mon entourage ne l’a sut, pas même mes parents. Ce qui a le plus dérangé mon entourage, c’est que je dormais le jour, et pas la nuit. Et ne pas savoir ce que je pouvais faire la nuit faisait gronder les rumeurs me concernant, de la plus légère à la plus salace. La langue d’Angélique se fit moins acerbe. Etrange situation, très étrange. Mais je comprenais ce qu’ils pouvaient ressentir. Imaginez quelqu’un qui vit chez vous, mais vit tout l’inverse de vous. Résultat, je devins le bouc missaire de la maison.

Situation invivable. Aussi, je proposai de vivre à part, dans une autre maison. Ma requête fut accepter vivement par Angélique. On devine bien que c’était une aubaine pour elle et son cher amant. Cela fut accepté moins bien de mes parents, mais accepté quand même. Emmenant avec moi quelques domestiques, je m’installai dans un petit manoir laissé à l’abandon par l’Etat, dont toute la famille propriétaire a été décimé par la peste, et que je rénovai.

Là, j’étais bien, je vivais ma vie de vampire en toute tranquillité. A 2 kilomètres de la maison à Angélique et son amant, je pouvais enfin reprendre ma vie d’avant notre mariage en toute sûreté, sans craindre les foudres de cette peste ou de mon père. La vie idéale. Et j’y restai jusqu’à que mes envies de changement me prirent et que je déménage au Japon. Sinon, cette période n’est pas très intéressante pour vous. Ma vie se résumait à bals, théâtre, opéra, lecture, administrations de ma demeure, manger, coucher…une vie de vampire aristocrate.


Mayowazu ni aruite ikeru
Owari ga mienakutemo ii to omoeta yo
Tabi yuku etoranje kotae wa shiranakute ii
Mon périple jusqu’au Japon avait été harassant. Ce pourquoi j’ai tardé à revenir sur ma terre natale. Avant, il n’y avait pas tous les aéroports et trains qu’il y a maintenant. C’était en carrosse que je suis partis, et encore, il a fallut changer plusieurs fois de mode de transport selon le climat et le relief du pays. Plus d’un an de voyage. Vous pensez bien que je n’allais pas tout me refaire le voyage de temps en temps rien que pour retourner voir les faubourgs de Paris. Une fois que je me suis bien installé, plus rien ne pouvait me faire bouger de là où j’étais. Pas même l’empereur.

Ah, l’empereur…il s’est montré clément envers ma faveur. Il m’a laissé avoir une terre, et pouvoir y faire travailler des hommes pour mon compte. Et ceci, pendant de très longes années…jusqu’à la 2ème guerre mondiale au moins. Inutile de vous relater ce qui s’est passé là-bas à cette époque, et rassurez-vous je n’ai subis aucune bombe sur ma tête. Dès lors, c’est à partir de là que j’ai commencé à vivre avec mes propres richesses. Au fil du temps, j’ai découvert ses habitants au pays du Soleil Levant, leurs rites, leur culture et leur mentalité. Je me suis fait quelques amis (vampires) là-bas avec le temps, et ils me sont fidèles comme je le suis à eux. Et ce n’est pas parce j’ai vécu à des kilomètres de l’Europe que je ne suis pas au courant de ce qui s’y passe aussi. Je suis un homme mondain, je m’informe de ce qui s’y passe dans le monde entier.

Voilà…vous savez tout de moi je pense. Ma vie d’humain, ma transformation, et le pourquoi j’ai passé une bonne partie de ma vie au pays des mangas et des gothics lolita.

La porte est juste derrière vous. Au revoir, et je compte sur vous pour que ces informations ne sortent pas de ces murs…autrement je vous ferai une leçon très mordante *lui sourit malicieusement*




Prénom/pseudo : Akemi
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Comment avez-vous connu le forum ? : Par partenariat
Commentaires : Il me tardait de venir ici ! Et bon choix d'avatar avec Selia en Ashael <3
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Raquel
Un ange cornu avec des ailes de tôle
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Feuille de personnage
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MessageSujet: Re: Jui de Sinscène †   Lun 1 Nov - 8:48

Waouuuh !
Superbe fiche.
Je te valide immédiatement.
Je t'encourage à venir rejoindre le topic commun au quartier des tuileries.
Soirées mondaines organisées par l'ange renégat Raquel.
(les vampires ne l'apprécient pas réellement en général mais la crème de la société étant invitée ...)
Peu importe qui l'organise, une soirée mondaine est une soirée où il fait bon être vu.

Pour l'avatar d'Ashael, merci.
C'est moi qui ai fait la suggestion.
Je voulais un visage androgyne, puisqu'il peut changer de sexe.

Bon jeu et bienvenue parmi nous.

EDIT : J'oubliais : par quel forum tu nous as connu ?

_________________

              « I won't look prettier if I smile for the picture Motherfuckers never liked me then and they Sure won't like me now Don't try to drag me down with your cliché Your fake grin fits your faker face But I find all my pleasure in your misery Yeah I'll step on you on my way up I'll step on you on my way down »
              Marilyn Manson - Better of two evils

Spoiler:
 


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Jui de Sinscène †
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