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L'Homme est pris dans une guerre qu'il ne peut voir, qu'il ne pourrait comprendre, et à laquelle il ne saurait prendre part.
 

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 Magnificat [pv Naren]

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Raquel
Un ange cornu avec des ailes de tôle
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Date d'inscription : 08/05/2010
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MessageSujet: Magnificat [pv Naren]   Lun 20 Déc - 21:47

    Cette imbécile de réception m’a laissé froid. Non. Pas froid. Laisser froid, c’est provoquer une absence de réaction. Et ça n’est pas tout à fait mon cas, puisque lors de cette soirée donnée en mon honneur et en celui de ma bien heureuse et inexistante famille, des émotions variées se sont frayées un chemin dans mon être. Encore une fois, je ne veux pas dire par là que j’ai ressenti quoi que ce soit de précis. Non. L’ensemble de tout cela se résumerait à une profonde amertume, à de la nostalgie. Nostalgie de quoi ? De qui, plutôt. D’Elle, bien évidemment. De qui d’autre pourrait-il s’agir ? Il n’y a qu’Elle pour faire ressortir chez moi ce qui me rapproche plus de l’Homme que de l’Ange. Je baisse les yeux sur mes doigts. Ceux-ci sont agités, convulsés. Normalement, ces mouvements ne m’importunent pas le moins du monde, ils sont naturels. J’orchestre presque inconsciemment les actions de plusieurs corps m’appartenant à travers le monde. Mais aujourd’hui, ma distraction est grande et je perçois comme une intrusion ces gestes qui pourtant viennent de moi. Je presse mes doigts contre mes cuisses pour les étendre et les étirer au maximum pour qu’ils ne remuent plus. Mais dès que je relâche la tension, les tics reprennent de plus belle. Je me force à me lever de mon banc. Le mouvement de mes jambes me fera peut-être moins penser à celui de mes longs doigts effilés. Le parc est sublime, ce soir. Presque vide. Je n’ai croisé, depuis mon arrivée, que quelques personnes, dont un vampire à l’affût pour sa chasse. À l’heure qu’il est, il doit déjà avoir trouvé son encas et avoir déguerpis. Ou alors a-t-il senti mon odeur et est-il parti sans insister. Le parc est beau, certes, mais il n’est rien comparé à ce qu’il était autrefois. Je me souviens encore de ce jardin à l’époque où il n’y avait pas de serres, pas de chemins grossièrement pavés, pas de bâtiments polluants la beauté de cette nature. Je me souviens des fleurs qui poussaient partout et n’importe comment plutôt que bien espacées comme aujourd’hui, aucune racine n’allant en parasiter une autre. Ce jardin a été dénaturé dès le jour où on lui a attribué la mention de « jardin ». Bon voilà … Il suffit que je pense à Elle pour que tous les éléments du présent me paraissent horriblement ennuyeux. Ce jardin n’est pas laid. Il possède encore son charme. Seulement … Seulement rien. J’enrage de la savoir encore si présente. J’enrage que cette fille existe. Son double pratiquement. J’enrage qu’elle soit venue à ma réception. J’enrage de l’avoir croisée dans la rue et d’avoir senti mon cœur se contracter après des siècles d’inactivité. Je m’arrête de marcher. Au détour d’un sentier j’ai croisé une femme qui a déglutit en m’apercevant et a rebroussé chemin. Il faut que je me détende. Mon visage est tendu à m’en faire mal. On me reproche souvent mon visage trop dur, même quand je suis tout à fait neutre. Je n’ose pas imaginer ce que cette peste de Francesca passerait comme commentaire si elle me voyait maintenant. Ou alors elle s’en abstiendrait. Cela fait déjà trois jours que je suis dans cet état et elle ne m’a pas adressé le moindre mot, fait dont je lui suis reconnaissant. Enfin, avec le peu de reconnaissance que je suis apte à éprouver. Ai-je déjà été reconnaissant ? Réellement ? L’ai-je été avec Nathanial ? Je ne crois pas … et pourtant je sais qu’il le mériterait. Sa loyauté n’a pas de prix. Il a tout sacrifié pour moi. Il est resté auprès de moi quand je lui disais de partir. Est-ce que je lui en veux de m’avoir convaincu qu’Elle était le mal ? Je serre les poings. Un craquement se fait entendre sur ma gauche, ainsi qu’un couinement, et finalement un bruit mât, celui d’un corps qui tombe sur l’herbe. Je ne mets pas longtemps à faire le lien. Mes doigts contrôlaient trois corps à des milles d’ici. Aurais-je perdu le contrôle suffisamment pour agir sur une autre cible sans m’en apercevoir. Je franchis de quelques enjambées des fourrés.

    [BLOC EXPLICATIF POUR S'Y RETROUVER DANS LES PAVÉS À LA RAQUEL - En gros, Raquel a le pouvoir d’agir sur les corps vivants ou ayant été vivants, un peu comme un marionnettiste, mais il peut aussi agir à une échelle aussi petite que celle des cellules. Concrètement, ce qui vient de se passer, c’est qu’il vient d’agir sur un os de quelqu’un se trouvant près de lui. Comme tu voulais un truc un peu dément pour ton rp, je te laisse le choix ; soit il t’a bousillé un os quelconque et c’est toi qui es la victime de l’incident ou alors il a carrément tué quelqu’un et tu débarques dans les fourrés en même temps que lui pour le constater. ]

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              « I won't look prettier if I smile for the picture Motherfuckers never liked me then and they Sure won't like me now Don't try to drag me down with your cliché Your fake grin fits your faker face But I find all my pleasure in your misery Yeah I'll step on you on my way up I'll step on you on my way down »
              Marilyn Manson - Better of two evils

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Naren Dugopoliak

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MessageSujet: Re: Magnificat [pv Naren]   Mer 22 Juin - 8:08


J'étais cachée entre des buissons et un arbre. À se demander exactement ce que je faisais là. Les buissons, franchement, ça le fait pas! Mais j'étais là quand même. Le soir, j'aime bien me balader. C'est un moment tranquille, il fait frais et le noir, j'aime bien aussi. Que j'aime ou pas, c'est pas vraiment ça le soucis. C'est plutôt le fait de simplement être là. Là où il ne le fallait pas. & bien sûr, au mauvais moment.

J'étais assise, le dos contre le dit arbre et les jambes fléchies contre ma poitrine. Je portais un minuscule petit machin sur moi, une robe blanche qui devient un peu transparente s'il pleut et ma veste en cuire car je ne pouvais pas m'en détacher. Le ciel était dégagé et je m'étais mise contempler les étoiles. Une fine brise venait caresser mon visage et souffler dans mes cheveux.

De temps en temps, j'entendais des pas dans l'allée. Je m'éfforçais de ne pas trop laisser mon imagination déborder. J'avais tendance à voir des méchants partout, voleurs, kamikaze et même violeur - même si pour eux, on ne parlerait même pas de viol ... -

A FINIR -_-"
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Magnificat [pv Naren]
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